Migration forcée…

La plateforme skynetblogs a tiré sa révérence, si bien que j’ai été contrainte de déménager. Nous sommes en 2018 et mes premiers pas de blogueuse remontent à juillet 2004.

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Les portes du Monde de Païkanne sur skynetblogs se sont définitivement fermées.

Quelques chiffres au 31/05/2018 :

1er (très court) billet : 09/07/2004 > Shrek, Shrek, Shrek hourrah ;

1678 notes ;

5493 commentaires ;

487036 visites.

Merci aux fidèles lecteurs qui, je l’espère, continueront à me suivre dans ma nouvelle maison.

 

Le tatoueur d’Auschwitz, Heather Morris

Présentation. L’histoire vraie d’un homme et d’une femme qui ont trouvé l’amour au cœur de l’enfer.

Sous un ciel de plomb, des prisonniers défilent à l’entrée du camp d’Auschwitz. Bientôt, ils ne seront plus que des numéros tatoués sur le bras. C’est Lale, un déporté, qui est chargé de cette sinistre tâche. Il travaille le regard rivé au sol pour éviter de voir la douleur dans les yeux de ceux qu’il marque à jamais.

Un jour, pourtant, il lève les yeux sur Gita et la jeune femme devient sa lumière dans ce monde d’une noirceur infinie. Ils savent d’emblée qu’ils sont faits l’un pour l’autre. Mais dans cette prison où l’on se bat pour un morceau de pain et pour sauver sa vie, il n’y a pas de place pour l’amour.

Ils doivent se contenter de minuscules moments de joie, qui leur font oublier le cauchemar du quotidien. Mais Lale a fait une promesse  : un jour, ils seront libres, deux jeunes gens heureux de vivre ensemble.

Couverture Le tatoueur d'Auschwitz

Mon avis. Un récit à (faire) lire. Absolument.

Comment ne pas penser à Primo Levi relatant l’horreur dans Si c’est un homme, ou La nuit, d’Elie Wiezel, en lisant ce témoignage de Ludwig Eisenberg, alias Lale, numéro 32407, raconté, au crépuscule de sa vie, à travers le récit d’Heather Morris ?

Lorsque Lale débarque à Auschwitz, il ne sait pas ce qui l’attend, comme tant d’autres entassés dans des wagons à bestiaux deux jours auparavant à Prague. Il s’était présenté aux autorités locales de Krompachy, chaque famille juive devant « remettre un enfant, âgé de dix-huit ans ou plus, aux autorités compétentes qui l’enverraient travailler pour le gouvernement allemand. » [p. 17]. Lale a obéi, espérant que cela suffirait à laisser sa famille à l’abri de ce qui se tramait…

Ironie du sort, il est « accueilli » au camp par la tristement célèbre citation : « Arbeit macht frei », « le travail rend libre ».

« Il ignore où il se trouve, la tâche qu’il est censé accomplir, mais l’idée que, grâce à son travail, il pourra retrouver la liberté lui fait l’effet d’une mauvaise blague. » [p. 19]

« Il se demande s’il va, jusqu’à la fin de sa vie – courte ou longue – être défini par ce moment, ces chiffres tracés grossièrement sur sa peau : « 32407 ». » [p. 22]

Lale est intelligent, il observe, analyse, mémorise ce qu’il peut, supposant que ce pourrait lui être utile un jour, si… si jour suivant il y a, même s’il se fait le serment de sortir vivant de cet enfer. Il est en outre polyglotte (slovaque, russe, allemand, hongrois, français, ainsi qu’un peu de polonais), ce qui, il le pressent, risque de lui être utile.

C’est dans ce lieu abominable que son regard croise celui de Gita, une jeune femme qu’il a lui-même tatouée.

« Il la regarde dans les yeux. Un sourire effleure ses lèvres. Elle y répond par une petite mimique. Ses yeux, toutefois, dansent devant lui. Le cœur de Lale semble en même temps s’arrêter et se mettre à battre pour la première fois, tambourinant bientôt dans sa poitrine, comme s’il était sur le point d’éclater. » [p. 10]

Le récit relate l’horreur la plus abjecte : des êtres que l’on (essaie de) dépouille(r) de leur humanité tentent de survivre – à la faim, au froid, aux maladies, aux coups, aux exécutions sommaires, aux sélections, y compris celles orchestrées par le terrible Mengele -, un jour à la fois, une heure à la fois, une minute à la fois. L'(absence de)a « nourriture » devient obsession et pourtant, la plupart du temps, quand l’un des prisonniers réussit à s’arroger une portion supplémentaire, il la partage. C’est ce que fera Lale qui, par son travail de Tätowierer jouit de certains privilèges, une situation « culpabilisante » dont il a conscience, mais qui lui permettra de venir en aide à ses compagnons de misère.

« De retour dans sa chambre, Lale prend le morceau de saucisson et le coupe avec soin en parts égales. » [p. 91]

Au milieu de cet enfer, une lumière, Gita, qu’il aidera chaque fois que c’est possible, lui jurant qu’ils en sortiront vivants. Tous deux. Quelques moments volés à l’abri d’un Block, le dimanche, jour de « repos » pour les prisonniers.

Mes larmes ont coulé à plusieurs reprises au fil de la lecture, avec cette question, lancinante : comment une telle abomination a-t-elle été possible ? Comment des êtres en théorie « humains » ont-ils pu infliger un tel traitement à leurs (dis)semblables ?

Devrait sortir bientôt un récit de la même auteure relatif à Cilka, une des amies de Gita, dont le seul tort est d’avoir attiré l’attention d’un des officiers SS en raison de sa beauté et qui, de ce fait, sera condamnée par les Russes à la déportation en Sibérie, à la libération du camp. Je le lirai.

« Le tatoueur d’Auschwitz est l’histoire de deux êtres ordinaires, qui ont vécu dans des circonstances extraordinaires, privés non seulement de leur liberté, mais aussi de leur dignité de leur nom, de leur identité. Lale y relate ce qu’ils ont dû faire pour survivre. Lale avait une devise : « Si tu te réveilles le matin, ce sera forcément une bonne journée. » «  [p. 306 – 307 ; Note de l’auteure]

Traduction (anglais – Australie -) : Jocelyne Barsse.

Titre VO : The Tattooist of Auschwitz (2018).

Un grand merci aux éditions J’ai Lu pour ce partenariat.

Ce titre entre dans le Challenge « Un genre par mois », proposé par Iluze (récit historique pour janvier).

Un nom sur la liste, Monica Hesse

Présentation.

ALLEMAGNE, 1945.

LA GUERRE EST FINIE POUR TOUS.

SAUF POUR ZOFIA.

Zofia Lederman, 18 ans, a été brisée par les camps. Son corps commence à guérir, mais pas son esprit. Elle n’a qu’une chose en tête : la promesse qu’elle a faite à son petit frère Abek, trois ans auparavant : après la guerre, je te retrouverai.

Dans une Europe en ruines, sa quête la mène à la rencontre d’autres survivants et toujours plus loin dans les tréfonds de sa mémoire. Saura-t-elle vivre avec les réponses qu’elle trouvera en chemin ?

Couverture Un nom sur la liste

Mon avis. Un roman à (faire) lire…

Les récits relatifs aux camps de concentration/extermination sont légion, plus rares sont ceux qui évoquent « l’après ». C’est le cas de celui-ci : « Nos esprits ne sont plus rien. Et ça, c’est le pire des riens, la raison pour laquelle ils nous ont gardées enfermées. Parce que nos cerveaux sont cotonneux, embrouillés. » [p. 12]

« Donc maintenant ce tissu à carreaux est à moi. Il fait passer à six le nombre d’objets en ma possession dans ce monde. » [p. 13]

Nous découvrons par bribes l’histoire de Zofia. La jeune femme est désormais animée par un seul objectif : retrouver son petit frère. Elle le lui a promis, elle se doit d’être fidèle à sa parole. Elle se lance alors dans une mission impossible car, à condition qu’il ait lui aussi échappé à la mort, comment retrouver sa trace dans une Europe dévastée ? En outre, Zofia a bien conscience que des pans entiers de mémoire lui font défaut, même s’il arrive que, de temps à autre, resurgisse une impression de déjà vu/entendu/ressenti.

« Ce conseil a surgi d’une partie de mon cerveau en sommeil depuis fort longtemps, tel un ours sortant de son hibernation. » [p. 153]

« Mon propre esprit m’épuise. C’est d’ailleurs ce qui est le plus épuisant. Mon propre esprit, qui me fait prendre une fermière pour ma grand-mère et qui m’empêche de savoir ce que je dois croire. Si seulement je pouvais cesser d’être en guerre avec mon esprit ! Mater le monstre. Arrêter les rêves. » [p. 197]

Elle tâche de poursuivre sa quête, vaille que vaille, avec l’aide d’autres rescapés désireux de recommencer à vivre après avoir, minute après minute, réussi à survivre. Chaque instant de vie « normale », aussi insignifiant soit-il, doit être savouré à sa juste mesure. Et puis il y a Josef…

Une perspective différente pour aborder l’innommable, à proposer dès la 3è secondaire.

Traduction (anglais USA) : Anne Krief.

Titre VO : They went left (2020).

Merci aux éditions Nathan pour ce partenariat.

Ce titre entre dans le Challenge « Un genre par mois », proposé par Iluze. Pour ce mois de janvier, Iluze proposait de lire un ouvrage historique.

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Histoires nature de la Petite Salamandre, Pascale Hédelin

Présentation. Quinze contes pour rencontrer les habitants du jardin, de la campagne, de la montagne ou de la forêt, à chaque saison de l’année.

Un petit arbre qui se fait de nouveaux amis, un castor accusé à tort, un escargot bien trop têtu, une coccinelle pas comme les autres, un écureuil victime de vol… Il s’en passe toute l’année, des aventures, dans la nature !

Couverture Histoires nature de la Petite Salamandre

Mon avis. Une belle découverte qui allie histoires, faune et flore, saisons.

Quinze contes sont rassemblés dans ce bel album richement illustré et coloré. Chaque saison propose son lot de personnages amenés à vivre une aventure.

Je retiens particulièrement Des amis pour la vie (printemps) qui évoque l’existence d’un petit chêne qui souffre de sa solitude forcée ; Le grand jour de Dodi, jeune lombric qui se lance dans la découverte du « monde d’en haut » (automne), ou encore Le voleur de noisettes dans lequel Panache l’écureuil est fermement décidé à démasquer celui qui a subtilisé la précieuse noisette mise de côté en prévision de l’hiver : l’enquête commence… (hiver).

Aucune description disponible.
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À travers ces pages, l’enfant découvrira la nature sous ses formes les plus variées.

Merci aux éditions de La Salamandre pour ce partenariat.

Le chant de l’assassin, R. J. Ellory

Présentation. 1972. En prison depuis plus de vingt ans, Evan Riggs n’a jamais connu sa fille, Sarah, confiée dès sa naissance à une famille adoptive. Le jour où son compagnon de cellule, un jeune musicien nommé Henry Quinn, est libéré, il lui demande de la retrouver. Mais lorsque Henry arrive à Calvary, au Texas, le frère de Riggs, shérif de la ville, lui affirme que la jeune femme a quitté la région depuis longtemps, et que personne ne sait ce qu’elle est devenue. Malgré tout, Henry s’entête. Il a fait une promesse, il la tiendra. Il ignore qu’en réveillant ainsi les fantômes du passé, il va s’approcher d’un secret que les habitants de Calvary veulent dissimuler. À tout prix.

Couverture Le chant de l'assassin

Mon avis. Ce n’est pas encore cette fois que j’aurai été déçue par Ellory…

« Atmosphère, atmosphère, est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ? ». Indéniablement, ce roman a une sacrée gueule d’atmosphère…

Par petites touches, le lecteur suit Henry Quinn qui vient de sortir de prison après avoir purgé une peine de trois ans. Il a promis à son co-détenu, Evan Riggs, de remettre une lettre à sa fille. Il se rend donc à Calvary afin de rencontrer Carson Riggs, le frère d’Evan, et (pas) accessoirement (du tout) shérif du lieu depuis des lustres… Ce petit service, qui aurait pu se terminer en deux temps trois mouvements, prend des allures d’expédition. Ardue qui plus est. Mais une promesse est une promesse, d’autant qu’Henry sait pertinemment que s’il a réussi à survivre à l’enfer du pénitencier, c’est grâce à Evan. Il est donc bien décidé à aller jusqu’au bout. Même si personne (personne, vraiment ?) ne sait ce que recouvrent effectivement ces mots…

Et pourtant, le moins que l’on puisse dire, c’est que non seulement le shérif est bien décidé à ne pas venir en aide au jeune homme – c’est le moins que l’on puisse dire -, mais la ville semble faire bloc derrière son représentant de la loi. Sa loi, en tout cas. Et plus les obstacles se dressent devant Henry, plus il est décidé à poursuivre sa quête.

« Fais gaffe avec ça, dit Clarence Aimes. Tu t’avises de marcher sur les pieds de Carson Riggs, et tu risques d’éclabousser des pointures autrement plus grandes. » [p. 145]

« T’as mis un coup de pied dans un sacré nid de frelons, fiston. » [p. 322]

« Des secrets à gogo. Voilà le pros problème. Evie a raison. On n’a jamais vu un endroit avec autant de gens qui ont peur de parler. » [p. 482]

Les chapitres alternent le présent du jeune homme – accompagné d’une alliée inattendue en la personne d’Evie, un petit bout de femme qui n’a pas froid aux yeux – et le passé de la famille Riggs, autrement dit les circonstances qui ont conduit à la situation explosive du moment.

 » – Eh ben, t’es plus à Reeves. T’as pas toujours besoin de colorier en faisant gaffe à pas déborder, tu vois. La plupart du temps, tu peux te contenter d’être toi-même. » [p. 292 – 293]

Page après page, chapitre après chapitre, la tension monte et lecteur découvre, impuissant, cette chronique d’un drame annoncé où les non-dits s’expriment de manière magistrale…

Un régal…

Traduction (anglais) : Claude et Jean Demanuelli.

Titre VO : Mockingbirds songs (2015).

Quartier libre, Vincent Lahouze

Présentation. Février 2017, Olivier, éducateur d’une trentaine d’années, assiste à la veillée funèbre d’Ismahane, qu’il connaissait depuis sa plus tendre enfance. Ismahane l’insolente, la libre et charismatique Ismahane, s’est suicidée à la veille de ses seize ans. Pour lui rendre hommage et pour tenter de comprendre son geste inconcevable, il décide de mener l’enquête. L’occasion pour lui de revenir sur ses débuts – chaotiques – d’éducateur dans ce quartier difficile de la banlieue de Toulouse. Un quartier régi par ses propres lois qui vous broie et vous recrache aussi bien qu’il peut vous porter.

Couverture Quartier Libre

Mon avis. Un coup de/au cœur…

Si je n’ai pas (encore) lu le premier roman de l’auteur, Rubiel e(s)t moi, je connais sa superbe plume grâce à sa page Facebook. C’est donc « avec confiance » que je me suis lancée dans la découverte de ce Quartier libre. Verdict ? Un régal d’émotions…

Le récit s’ouvre sur un drame : Ismahane, la sublime Ismahane, la rebelle Ismahane, s’est donné la mort à l’aube de ses seize ans. Olivier, éducateur qui la connaît depuis longtemps déjà, est venu présenter ses condoléances aux parents de l’adolescente. Mais que dire dans de telles circonstances ? Impuissance des mots face à la douleur…

« Dans son linceul, dont les nœuds avaient été dénoués, les pieds tournés vers La Mecque, Ismahane dormait à jamais. Chaque personne avait jeté trois poignées de terre sur son corps, et une rose. Bientôt, le drap blanc avait été enseveli sous les pétales et les épines, sous le regard de sa famille et de ses proches. Même le ciel pleurait. Deux jours auparavant, la veille de son anniversaire et au petit matin, le crâne d’Ismahane avait heurté le sol. Du quatorzième étage, elle avait sauté pour aller défier la gravité et le béton du trottoir. » [p. 13]

Bond dans le passé, alors qu’Olivier, 20 ans, vient de débarquer, à son corps/cœur défendant, dans la ville rose. Ses parents ne lui ont pas demandé son avis quand ils ont jugé qu’il était grand temps qu’il « se bouge le cul ». Pour ce faire, son père lui a dégoté un boulot d’animateur. Autant dire que le jeune homme, qui passe des nuits entières à jouer en ligne, est « ravi ». Mais il n’a pas eu le choix…

« L’animateur » découvre un monde à mille lieues du sien ; pas toujours évident d’apprivoiser et d’être apprivoisé. Pas facile de porter un regard neuf sur une réalité connue uniquement à travers les clichés véhiculés par une certaine « société ». Baptisé d’emblée Zitoune par la jeune Ismahane, Oliv(i)e(r) apprend, jour après jour, à décoder un univers inconnu. Avec ses promesses. Ses fêlures aussi.

« Olivier avait repensé à la petite gamine. Ses cheveux noirs, sa longue queue-de-cheval, son allure de garçonne et son caractère bien trempé. Il avait souri. Finalement, il allait peut-être s’y plaire, dans cette école. » [p. 40]

« C’est pour lui totalement inconcevable que des gamins puissent prôner tant de haine dans un billet d’amour. Ici, le meilleur côtoie une fois encore le pire… jusque dans les sentiments.

Comment y faire face ? » [p. 103]

Pas facile non plus de se remettre en question, d’autant que le moindre faux pas peut engendrer de terribles conséquences. Et de faux pas, il sera question. Inévitablement.

Le récit alterne alors passé et présent : passé avec l’arrivée d’Olivier « le premier jour du reste de sa vie » ; présent avec la disparition d’Ismahane. L’animateur ne peut se résoudre à ignorer ce qui a poussé la jeune fille à mettre fin à ses jours. Il veut savoir. Il doit savoir.

« Il faut qu’il creuse, il doit découvrir la vérité. Il le doit à Isma. » [p. 165]

Et quand on cherche, on finit par trouver. Et il arrive qu’on n’en sorte pas indemne…

Un « cadeau » à (s’)offrir.

Un beau texte que l’on lit d’une traite, en apnée…

Grand merci aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat.

Une enquête de Fredrika Bergman : Déluges, Kristina Ohlsson

Présentation. Fredrika Bergman et Alex Recht sont dépassés par les affaires qui se multiplient cet été-là à Stockholm : un homme portant l’alliance de sa fille défunte est retrouvé mort devant sa cheminée ; un directeur de pompes funèbres cherche désespérément son frère soudainement disparu avec toute sa famille ; une femme se bat pour protéger ses enfants de celui qui les séquestre.
Alex commence à recevoir des messages anonymes : « Je remets tout en ordre. » Quel est le lien entre tous ces cas ?
De son côté, Fredrika doit affronter l’épreuve la plus difficile de toute sa vie. Saura-t-elle faire face à cette avalanche de mauvaises nouvelles ?

Déluges

Mon avis. De nouveau un plaisir de cheminer en compagnie de Fredrika Bergman et Alex Recht…

Du temps s’est écoulé depuis la dernière enquête conjointe de Fredrika et Alex ; ils sont contents d’à nouveau collaborer, mais un certain malaise s’installe entre eux car ils ne se sont pas donné de nouvelles depuis et Fredrika est en train de vivre une situation extrêmement difficile dont elle ne veut souffler mot à personne, pas même à Alex.

« Alex lui posa la main sur le bras.

Si je peux t’aider d’une manière quelconque, lui dit-il…

Fredrika se mordit la lèvre en secouant la tête.

Merde, je ne vais pas me remettre à pleurer. » [p. 100]

Le mal semble se déchaîner à Stockholm durant cet été et si à première vue, rien ne relie les homicides, il semblerait que les choses ne soient pas aussi « simples ». En outre, le frère d’un entrepreneur des pompes funèbres semble avoir disparu avec sa famille. La police n’y croit pas, mais le frère en est persuadé : il se résignera, en désespoir de cause, à en toucher un mot à Recht, dont il a assuré les funérailles de l’épouse.

Recht reçoit bientôt à son domicile une missive en lien avec l’enquête : « Je fais ce que tu n’as jamais été capable de faire. La différence. Et je remets tout en ordre. » [p. 119]

Indépendamment de l’enquête, extrêmement fouillée comme d’habitude avec cette auteure, le récit accorde une grande importance à la psychologie des personnages, qu’il s’agisse des deux personnages principaux ou des autres protagonistes – dont un revenant, Peder Rydh – : doutes, atermoiements, remises en question, nuances…

Un roman qui se dévore…

Traduction (suédois) : Françoise Heide.

Titre VO : Syndafloder (2017).

Merci aux éditions J’ai Lu pour ce partenariat.

Ma comptine à déplier, Tourbillon

Présentation. « Un petit cochon pendu au plafond… » La célèbre comptine à chanter et à jouer pour mémoriser, aborder le rythme, chanter, manipuler…

Ce livre-tissu se présente sous la forme d’un cochon de velours dont le groin émet un « pouêt » sonore ; sa queue en tire-bouchon peut être dépliée ; ses pattes sont fourrées de papier « crissant ». À l’intérieur, le texte de la comptine « Un petit cochon pendu au plafond », un volet à ouvrir et des « trésors » à sortir de leur cachette.

Merci aux éditions Tourbillon pour ce partenariat.

Le grand livre animé des sciences, David Marchand, Guillaume Prévôt, Cléo Germain

Présentation. Un livre animé pour découvrir les sciences et comprendre comment le monde bouge autour de toi grâce à des explications simples.

Couverture de « Le grand livre animé des sciences »

Mon avis. Un bel album qui permet de découvrir des phénomènes scientifiques de manière ludique…

Des pages solides susceptibles d’être manipulées à l’envi par les jeunes enfants qui pourront découvrir mesures, mouvements, températures, ondes, énergie… grâce à des explications aisées à comprendre, des illustrations très colorées, agrémentées de languettes à bouger, de volets cartonnés à soulever, d’éléments à tourner…

Renseigné à partir de 4 ans ; personnellement, je recommanderais plutôt à partir de la 3e maternelle.

Merci aux éditions Milan pour ce partenariat.

Némésis, Xavier Massé

Présentation.  « David… ? C’est moi, c’est Vincent ! Il faut que tu viennes ! Il faut que tu me rejoignes dans notre village d’enfance… il s’est passé quelque chose… c’est horrible, je n’ai jamais vu ça !… »
Une disparition anormale, un meurtre sans précédent, un village divisé entre croyances et superstitions, une atmosphère étouffante…
David et Vincent, deux gosses d’Assieu devenus flics, vont s’immerger dans cette enquête, et sans le savoir vont descendre aux portes de l’enfer…

Némésis par [Xavier Massé]

Mon avis. Mitigé…

Je dois être une des rares à avoir un avis mitigé sur ce roman si j’en juge par les billets élogieux. Que s’est-il donc passé ?

Un détail m’a d’emblée « chiffonnée », je l’avoue : « Il faut que tu me rejoignes dans notre village d’enfance », dit Vincent à David, son ami d’enfance devenu lui aussi policier. J’ai trouvé que cette phrase (« dans notre village d’enfance ») sonnait faux : c’est une précision utile pour le lecteur, pas pour Vincent…

J’ai ensuite failli abandonner la lecture en cours de pages, tant la description des sévices infligés aux jeunes victimes est insoutenable, même s’il s’avérera, par la suite, qu’elle n’est pas « gratuite ». La curiosité a pourtant été la plus forte et j’ai poursuivi ma lecture, vaille que vaille.

J’ai alors été happée par l’enquête, même si j’ai été déçue par l’explication relative aux tenants et aboutissants des assassinats ; cela dit, c’est purement subjectif, car cette explication se tient parfaitement. L’épilogue est en outre, selon moi, excellent.

Bref, mes impressions ont joué au yo-yo du début à la fin ; c’est tout à fait paradoxal.

Merci aux éditions Taurnada pour ce partenariat.

Les copains de la petite salamandre, tome 2, Blandine Aubin et Émilie Vanvolsem

Présentation. Sam la petite salamandre adore partir à l’aventure dans la nature. Elle y fait toujours d’étonnantes rencontres.

Une marmotte rigolote avec de grandes quenottes, une chauve-souris reine des acrobaties et une mésange bagarreuse aux airs d’ange…

De quoi se faire plein de nouveaux copains !

Mon avis. Un tome 2 à la mesure du premier...

Armée de son appareil photo, Sam, la petite salamandre, part à la découverte de nouveaux amis : Marmotton de la famille Marmotte, Pipistrelle la chauve-souris et Petite mésange, la mésange charbonnière. Au fil de sa promenade, Sam a ainsi l’occasion d’apprendre à connaître ces animaux.

Les pages de gauche reprennent les dialogues entre Sam et ses nouveaux amis tandis que les illustrations s’épanouissent sur les pages de droite.

Chaque partie se termine par un quiz qui se présente sous la forme d’un QCM.

Téquitoi ?
Une collection pour découvrir tous les secrets des petites, moyennes et grosses bêtes !

Merci aux éditions de La Salamandre pour ce partenariat.