Migration forcée…

La plateforme skynetblogs a tiré sa révérence, si bien que j’ai été contrainte de déménager. Nous sommes en 2018 et mes premiers pas de blogueuse remontent à juillet 2004.

Vous pouvez effectuer une recherche par auteur et/ou titre via le cadre dédié, en haut à droite.

Pour écrire un commentaire, cliquer sur le lien du billet que vous souhaitez commenter et vous aurez accès au cadre adéquat.

 

Les portes du Monde de Païkanne sur skynetblogs se sont définitivement fermées.

Quelques chiffres au 31/05/2018 :

1er (très court) billet : 09/07/2004 > Shrek, Shrek, Shrek hourrah ;

1678 notes ;

5493 commentaires ;

487036 visites.

Merci aux fidèles lecteurs qui, je l’espère, continueront à me suivre dans ma nouvelle maison.

 

Territoires, Olivier Norek

Présentation. À Malceny, dans le 93, on est habitués aux règlements de comptes. Mais un nouveau prédateur est arrivé en ville et, en quelques jours, les trois plus gros caïds du territoire sont exécutés. Le capitaine Coste et son équipe vont devoir agir vite, car leur nouvel ennemi s’implante comme un virus dans cette ville laissée à l’abandon, qui n’attend qu’un gramme de poudre pour exploser. Une ville où chacun a dû s’adapter pour survivre : des milices occultes surentraînées, des petits retraités dont on devrait se méfier, d’inquiétants criminels de 12 ans, des politiciens aveugles mais consentants, des braqueurs audacieux, des émeutiers que l’État contrôle à distance de drone. Et pendant ce temps, doucement, brûle la ville.
La dernière affaire du capitaine Coste ? Elle se passe en enfer… 

Couverture Territoires

Mon avis. Une cocotte-minute…

Après quelques lectures en demi-teinte, j’avais besoin d’une « valeur sûre », c’est pourquoi je me suis lancée dans la découverte de ces territoires… à mille lieues du mien, Dieu merci.

Le récit commence par quelques « liquidations » rondement menées ; oh en aucun cas de grandes pertes puisque ce sont trois caïds qui ont été (pas) proprement éliminés. Le souci, c’est que ces exécutions ne présagent rien de bon car le « successeur » étend sa gangrène, verrouillant d’ores et déjà son territoire

   « – Et c’est la merde. On ne m’en a pas dit plus, mais ça bouge dans les bureaux. Réunion en urgence. Rapplique au plus vite, t’es déjà en retard.

    Comme supposé, l’arbre qui cache la forêt. Coste aimait bien avoir raison, même si la plupart du temps ça pouvait flinguer ses journées. » [p. 47]

   Son équipe au complet tenta de l’interrompre, comme si ce qu’il s’apprêtait à dire pouvait déclencher une malédiction.

   – Termine pas ta phrase, Victor !

   – Tu vas nous jeter l’œil !

   Il s’amusa de leur superstition, un sourire aux lèvres.

   – Quoi ? Les enfants… Qu’est-ce qui peut bien nous arriver de grave en deux semaines ? » [p. 56]

J’ai bien sûr apprécié retrouver Coste et son équipe, Ronan, Sam et Johanna, soudée comme de coutume. Mais le regard posé sur la manière dont notre société « gère/gerbe » les banlieues sensibles vaut le détour : de manipulatrice en manipulée, la gent politique en prend pour son grade, détournant « pudiquement » les yeux quand cela s’avère nécessaire, tout en « remuant – de loin si possible – la merde »…

   « Bibz n’avait pas le sentiment d’être allé trop loin. « Trop » était une notion qu’il définissait assez mal. Il avait toujours vécu dans le trop. Trop pauvre, trop violent, trop seul. Un père inconnu, une mère alcoolique. Un premier frère en prison pour avoir vengé le second dans une histoire dont personne ne se rappelait le début. Une éducation à coups de poing ou de ceinture en fonction du bourreau. Il avait rapidement appris la nécessité de se faire respecter à tout prix, de ne jamais baisser les yeux – même devant une bonne rouste -, et la certitude qu’à tout coup donné il fallait en rendre cent. Bibz était trop jeune, trop petit. Une proie facile. Il avait dû s’endurcir au-delà du raisonnable. » [p. 71]

Un « tourne-pages » efficace…

Code 93 ; Territoires ; Surtensions ; Entre deux mondes ; Surface.

L’étincelle, Karine Reysset

Présentation. Août 1993, Coralie quitte le modeste pavillon de banlieue de sa mère pour la splendide maison de famille de Soline, peuplée d’amis, de parents et d’enfants dont l’aisance et la culture l’émerveillent. Mais derrière les apparences, les amours débutantes virent à la passion, les secrets inavouables des adultes se révèlent, alors qu’au camping voisin une enfant disparaît. Dans cette atmosphère lascive et trouble, ce sera l’été de tous les apprentissages.

Mon avis. Un air de « tout ça pour ça… »

Récit d’apprentissage puisque Coralie « grandira » comme jamais auparavant durant cet été passé dans la maison de famille de son amie Soline. Un avant. Un après. Découverte d’un monde auquel la jeune fille n’appartient pas… et n’appartiendra jamais.

Des adultes qui se conduisent comme des « enfants » ; des jeunes qui « jouent aux adultes » ; et Coralie qui observe et expérimente.

Et moi qui me suis profondément ennuyée, me demandant où les mots allaient me conduire. Déconfite à l’arrivée.

   « Ces souvenirs remontent à une vingtaine d’années. Tout ce que je vivais me semblait à la fois étrange et excitant. Et je ressentais tout avec intensité. J’aspirais à élargir mon horizon, avais soif de beauté. Et la fréquentation des parents de Soline et de leurs amis était du pain bénit pour moi. J’avais le sentiment d’assister à une sorte de messe où les arts tenaient lieu de divinités. J’aimais les écouter, mine de rien, planquée dans un coin. » [p. 45]

Un air de « tout ça pour ça… »

Cuits à point, Élodie Serrano

Présentation. Gauthier Guillet et Anna Cargali parcourent la France pour résoudre des mystères qui relèvent plus souvent d’arnaques que de véritables phénomènes surnaturels. Mais leur nouvelle affaire est d’un tout autre calibre : pourquoi la ville de Londres subit-elle une véritable canicule alors qu’on est en plein hiver et que le reste de l’Angleterre ploie sous la neige ?

Se pourrait-il que cette fois des forces inexpliquées soient vraiment en jeu ?

Mon avis. Un très bon divertissement…

Le lecteur suit un couple de démystificateurs, Gauthier Guillet et Anna Cargali, le maître et la collaboratrice – constamment ravalée au rang d’élève par le premier. Leur métier ? Parcourir les régions de France où leur expertise est requise afin d’évaluer si les manifestations potentiellement surnaturelles survenues çà et là peuvent s’expliquer de manière rationnelle. Ou plus précisément prouver qu’elles ne peuvent s’expliquer que par la raison. Gauthier Guillet en est en tout cas certain à 1000 pour cent.

   « Il lui lança un coup d’œil agacé, ses épais sourcils gris froncés. Il détestait être interrompu quand il creusait sa tranchée. D’un autre côté, Anna n’appréciait pas qu’il cogite en silence, cela l’empêchait de participer. Il fallait bien que Gauthier finisse un jour par admettre qu’elle n’était plus une élève dans l’attente respectueuse de ses conclusions pompeuses. » [p. 11 – 12]

Conviés par la chambre des Lords, ils se retrouvent à Londres où la température est anormalement élevée alors qu’en cette période de l’année, le froid devrait être prégnant.

   « Alors qu’elle admirait tout cela, l’Italienne songea qu’elle avait chaud. Vraiment. Avec une moue perplexe, elle se débarrassa de l’épaisse pelisse  passée avant de descendre du dirigeable. Puis de son veston. Même une fois enlevées ces couches, son inconfort persistait. Comme si elle se trouvait dans son pays natal en plein mois d’août. Sauf qu’ils étaient en Angleterre au cœur de l’hiver. » [p. 31 – 32]

L’enquête commence alors pour cet « improbable duo » : un « vieux bougon » – pas vieux du tout, en fait, et qui risque bien de voir ses convictions ébranlées – et une féministe (presque) avant l’heure… auxquels s’adjoignent Anton, un démystificateur anglais à l’esprit très ouvert – contrairement à Gauthier – et sa jeune nièce Maggie.

J’ai aimé suivre les (més)aventures du quatuor ; j’ai aimé détester Gauthier et sa mauvaise foi ; j’ai aimé Anna et ses revendications féministes, explicites ou implicites ; j’ai aimé Anton et ses querelles incessantes avec le Français ; j’ai aimé la ténacité de Maggie..

Bref, j’ai passé un très bon moment en leur compagnie et les retrouverais bien volontiers…

Un grand merci à ActuSF pour ce partenariat.

Mes P’tits pourquoi : La peur, Camille Laurans (texte), Thierry Manes (illustrations)

Présentation. Quand le chien montre ses dents en grognant, Yanis voudrait partir en courant ! Pourquoi le cœur bat-il fort quand on a peur ? Est-ce que les adultes ont peur, eux aussi ? Et qu’est-ce que ça veut dire, avoir le trac ? Avec Yanis, découvre à quoi sert cette émotion !

Couverture de « La peur »

Mon avis. Mon avis. Un album, solide et très coloré, à (faire) lire aux enfants de 4 à 7 ans et qui, dans des termes clairs, précis et accessibles aux jeunes lecteurs, propose un éclairage pertinent sur tout ce qui concerne les émotions liées à la peur.

Le cycle de la peur : l’alerte, l’action et la récupération

La phobie

… ou les notions de courage, de danger, les conséquences sur le corps, la témérité, le pouvoir de l’imagination…

Mes P’tits pourquoi. Des p’tits docus bienveillants qui répondent précisément aux grandes questions de la vie émotionnelle des petits.

Merci aux éditions Milan pour ce partenariat.

Mes P’tits pourquoi : L’alimentation, Claire Garoux (texte), Anne Rouquette (illustrations)

Présentation. Tess n’aime pas les betteraves, mais sa copine Mia adore ça ! Pourquoi a-t-on des goûts si différents ? Qu’est-ce que ça veut dire, être végétarien ? Et pourquoi papa mange-t-il plus que Tess ?

Avec Tess, découvre le rôle des aliments et le plaisir d’être gourmand !

Mon avis. Un album, solide et très coloré, à (faire) lire aux enfants de 4 à 7 ans et qui, dans des termes clairs, précis et accessibles aux jeunes lecteurs, propose un éclairage pertinent sur tout ce qui concerne l’alimentation.

L’importance des repas

Le goût, la langue et les quatre saveurs

Les catégories d’aliments et leur rôle

… ou encore l’importance d’une alimentation saine, les allergies, le gaspillage, les spécialités…

Mes P’tits pourquoi. Des p’tits docus bienveillants qui répondent précisément aux grandes questions de la vie émotionnelle des petits.

Merci aux éditions Milan pour ce partenariat.

La vie rêvée de Noah Oakman, David Arnold

Présentation. Dernière année de lycée pour Noah Oakman et ses deux meilleurs amis, un frère et une sœur avec lesquels il forme le « Triangle fragile ».

L’année des choix, des nouveaux horizons, des chemins qui se cherchent, se séparent ou se retrouvent.

Lors d’une soirée arrosée, Noah se laisse hypnotiser et se réveille dans un monde parallèle. Des détails de sa vie sont modifiés : sa mère a une cicatrice sur la joue, ses amis ont changé de goûts et de projets, son chien a rajeuni.

Rien de très grave, mais il va, en réaction, tenter de s’accrocher à ce qui n’a pas changé, pour sortir de ce mauvais rêve et ne pas se noyer.

Rien de très grave, et pourtant…

Couverture La vie rêvée de Noah Oakman

Mon avis. Déconcertée, je fus…

De cet auteur, j’ai beaucoup aimé Mosquitoland, c’est pourquoi je n’ai pas hésité avant de me lancer dans cette aventure… mais je dois avouer que j’ai été (nettement) moins emballée cette fois-ci…

Si l’exploration du « monde intérieur » du « héros » – comme dans Mosquitoland – est particulièrement développée, je me suis quelque peu « perdue » à partir du moment où il subit la séance d’hypnose, ne sachant pas où cela allait me mener, et quand je l’ai découvert, je suis finalement restée sur ma faim : si l’idée était intéressante, ses répercussions ont été, me semble-t-il, « survolées ».

   « Dans les zones de mon cœur, auparavant peuplées des gens qui me sont les plus chers, ont été transplantés le Vieux Au Goitre, la Photographie Abandonnée, Un an en moi de Mila Henry, et la Fille qui Disparaît. Je n’ai pas la moindre idée de pourquoi ni comment c’est arrivé.

   Je les appelle mes Étranges Fascinations. » [p. 16]

Cela dit, j’ai beaucoup apprécié Noah et sa relation « particulière » au monde, ainsi que les liens qui l’unissent à ses (seuls) amis, Val et Alan Rosa-Haas, avec qui il forme le « Triangle fragile » tout comme à sa sœur, l’étrange – elle aussi – Pénélope.

      « Je me fais la réflexion que Penny porte toujours des tenues aussi colorées, maintient une obsession anormale pour Diamants sur canapé, et trimballe la même personnalité qui fait deux fois le volume de son enveloppe corporelle : d’après ce que je vois, ma sœur n’a pas du tout changé. » [p. 120]

Traduction (USA) : Maud Ortalda.

Titre VO (2018) :  The Strange Fascination of Noah Hyptonik.

Merci aux éditions Milan pour ce partenariat.

Le village, Virginie Delage

Présentation. Finalement, je ne sais pas ce qui a déclenché tout ça. Son regard, à lui. Ses yeux, à elle. Ou le gosse ? Le gosse me demandant : « Tu viens nous aider ? »
J’ai la rage, soudain. Tout ça, c’est à cause de lui. Uniquement à cause de lui. Voilà pourquoi je m’apprête à faire une chose que je n’aurais jamais pensé faire, moi qui ne suis pas un violent. Dans quelques minutes, je vais tuer cet homme. « 

Les villages de l’adolescence sont parfois dangereux, quand on les revisite, des années plus tard, et qu’on se confronte à ses rêves de jeunesse…

Mon avis. Les lectures se suivent et ne se ressemblent pas : au contraire des précédentes, celle-ci est un (gros) flop…

Je vais aller droit au but : je me suis ennuyée, profondément ennuyée, malgré les avis de la jaquette évoquant du « suspense », « un souffle glaçant », « un final surprenant »…

Deux points de vue en alternance : l’un à la première personne du singulier qui relate, lors d’un retour aux sources dans « son village », les circonstances qui ont amené le personnage à dire qu’il va « tuer cet homme » [p. 10]. Une atmosphère étrange, pesante, l’accompagne dans cette marche, jonction entre le passé et le futur avec, en son centre, Juliette qui « a eu la place la plus importante » de sa vie. [p. 27]

   « C’est donc ici que je l’ai croisé, vieux fantôme sorti de la naphtaline, au beau milieu de ce décor suspendu dans le temps, sans âge et sans âme. » [p. 13]

   « J’ai soudain eu très chaud. L’impression de suffoquer était revenue. Avec, cette fois-ci, la certitude d’être suivi. » [p. 16]

L’autre voix, à la troisième personne, est celle qui raconte « l’ascension professionnelle » d’Oscar dans une boîte susceptible d’apprécier ses compétences à leur juste valeur. Ou pas ?

   « Au bout de quelques semaines, Oscar avait fait la connaissance de la plupart de ses collègues. Il était toujours enthousiaste, et ne comptait pas ses heures. Chaque nouveau dossier qui lui était confié avait quelque chose d’excitant. » [p. 47]

Du « suspense » ? Un tantinet…

Un « souffle glaçant » ?  Juste frais, alors…

Un « final surprenant » ? C’est vrai… mais je m’étais tellement perdue en route que j’avais presque oublié qu’il y avait « quelqu’un à tuer »…

Il est possible que si le récit n’avait pas été présenté de la sorte, je l’aurais davantage apprécié ; je suis visiblement une des rares personnes à n’avoir pas accroché. Un conseil donc : faites-vous votre propre avis.

Merci aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat.

Méli-Mélo s’emmêle les mots, Guillaume Bianco, Marie Pommepuy

Présentation. Méli-Mélo mélange les mots. Quand il pense cacahouète, il dit caca chouette et à l’école, tout le monde rigole. Méli-Mélo se sent seul, un peu comme cette petite bulle vide qui flotte soudain au-dessus de sa tête. Avec elle, pas besoin de parler pour se comprendre. C’est comme s’ils avaient toujours été amis…

86648316_2660552307523000_8656682794711252992_n

Mon avis. Superbement touchante, l’histoire de Méli-Mélo, ce petit garçon qui mélange les mots malgré les efforts fournis pour s’exprimer. Il amuse beaucoup les autres élèves ; même la maîtresse s’y est mise puisque c’est elle qui lui a trouvé ce surnom…

Méli-Mélo décide de ne plus parler puisque les mots lui jouent de vilains tours. Il se sent tellement seul… jusqu’à ce qu’il remarque une bulle flottant au-dessus de lui.  Elle deviendra son amie : avec elle, nul besoin de s’exprimer, ils se comprennent.

Lorsqu’il découvre que son amie « se nourrit » de mots, un monde infini s’ouvre devant lui…

Qui sait, peut-être redeviendra-t-il Félicien ?

Un superbe album très coloré – y compris à travers les mots écrits au stylo que l’enfant réapprivoise – qui évoque la différence…  Testé et approuvé par Maëlle (5 ans).

Merci aux éditions Milan pour ce partenariat.

À la vie !, L’Homme étoilé

PrésentationAvec Roger, l’Homme étoilé met une claque à la maladie sur les sons endiablés des tubes de Queen. Avec Mathilde, il apprend à parler le suédois, Edmond lui lance un véritable défi gastronomique et Nanie finit par l’adopter, en parfaite nouvelle grand-mère.

Dans ce roman graphique plein d’humanité, émouvant et drôle, l’Homme étoilé, l’infirmier aux plus de 100 000 abonnés sur Instagram, raconte la vie aux soins palliatifs avec douceur, pudeur, amour et humour.

Couverture A la vie !

Mon avis. À lire, à offrir… sans modération…

J’ai découvert cet ouvrage de « L’Homme étoilé » par hasard, via une capsule de Konbini, je me suis abonnée illico presto à sa page Instagram et ai acheté tout aussi vite son livre, pressentant que je « devais » le lire. Bien m’en a pris…

L’ouvrage porte si bien son titre, À la vie ! car s’il est vrai qu’il relate de manière superbement illustrée des épisodes du quotidien dans une unité de soins palliatifs, il est bien question ici de tranches de vie. Même si celles-ci conduiront à la mort. Inéluctablement. Pourtant, en attendant/redoutant/espérant l’inévitable, la vie est « bel et bien » présente. Et Xavier œuvre pour adoucir/colorer/illuminer les derniers moments de « ses » patients…

« En fait, t’es un marshmallow coincé dans une armoire à glace !! » [p. 35]

Personnellement, j’ai surtout été touchée par les histoires de Mathilde, la jolie « Suédoise » ;

[p. 45]

Marie avec qui « le courant ne passe (décidément) pas » (du tout) ;

[p. 68]

la pétillante Nanie, qui « adopte » d’emblée le jeune homme ;

[p. 98]

Edmond qui initiera Xavier à des expériences « culinaires » originales ; 

[p. 122]

ou encore Christine…

[p. 158]

[p. 158]

Une pensée toute particulière pour Joëlle en lien avec cette lecture…

Vindicta, (Sire) Cédric Sire

Présentation. « On entre, on prend le fric, on ressort. Personne ne sera blessé. »

Leur plan semblait sans risque. Le bijoutier ne porterait pas plainte pour ce braquage car son argent est d’origine illégale. Damien, Élie, Audrey et Driss s’imaginaient avoir trouvé la réponse miracle à tous leurs problèmes. Mais maintenant, l’irréparable est commis et un monstre vengeur est lâché à leurs trousses.

UN FLIC EN CHUTE LIBRE

Fraîchement muté dans un groupe de surveillance, Olivier est loin d’imaginer que la planque qu’on lui a assignée fera de lui le témoin clé d’un cyclone meurtrier, dans le sillage d’un tueur glacial et méthodique que rien ne semble pouvoir arrêter. Des déserts du Moyen-Orient aux villes sombres et silencieuses du territoire français, quand la vindicte est en marche, plus rien ne peut vous sauver.

UNE TRAQUE HALETANTE SECOUÉE DE FAUSSES PISTES

Pur instrument de torture et de mort, il n’a pas de nom, pas de visage, l’habitude de tuer et un cimetière de cadavres derrière lui. Mais dans cette affaire, pas de contrat. Cette fois-ci pour lui : c’est personnel.

Couverture Vindicta

Mon avis. Haletant. Épuisant. « Torturant »…

Commencer un roman de Cédric Sire – que je continue en mon for intérieur à appeler spontanément Sire Cédric -, c’est être certain(e) de passer un « bon » moment, ou plus exactement être happé dans une enquête qui engloutit tout sur son passage avec, çà et là, des passages « difficiles » (euphémisme).

Gros plan sur un quatuor désireux de « faire un coup » qui leur permettra de s’enrichir. Facilement. Proprement. En un tournemain. Oh bien sûr Audrey, la petite amie de Damien, est un brin réticente : une certaine appréhension – pour ne pas dire une appréhension certaine – la titille, mais puisque Damien ne cesse de lui répéter que c’est « du tout cuit »…

   « Audrey peine à se l’avouer, elle joue les dures, mais sous la surface, au plus profond de ses tripes, elle a conscience du danger. Ce qu’il s’apprêtent à faire est fou.

   Braquer un bijoutier

   Elle ne dort pas. Ses pensées refusent de se calmer. L’appréhension. L’excitation. Le doute, malgré tous ses efforts pour ne pas le nommer ainsi. » [p. 27]

Côté flics, focus sur Olivier Salva, récemment rétrogradé dans une brigade de surveillance en raison de malversations. S’il veut ne pas ficher définitivement en l’air une carrière déjà bien compromise, il a intérêt à filer doux. Autant dire mission impossible pour cet homme de (sou)terrain…

   « Un placard.

   Salva ne peut s’en prendre qu’à lui-même. Il est ici par sa faute après tout. Lui qui n’a toujours juré que par la montée au feu, les pics d’adrénaline, les résultats arrachés à force de travail au corps, les prises à partie avec les délinquants…  » [p. 62]

Pour « lier la sauce », des pages en italiques relatant les exactions (re-euphémisme) d’une unité d’élite chargée des plus viles besognes au Moyen-Orient ; un tueur dont la rigueur n’a d’égale que le « raffinement » des supplices infligés à ses victimes ; une auteure d’albums pour enfants…

Difficile de déposer le roman une fois qu’on en a tourné la première page ; difficile de rester insensible aux quatre jeunes qui – on le comprend très vite – risquent leur vie suite à la « débâcle » du braquage ; difficile de rester insensible à Salva qui ne cesse de « s’enfoncer » ; difficile de rester insensible au sort subi par les victimes, passées, présentes et futures, du tueur.

   « Il sait que, lui, ne dormira pas cette nuit. »

   Il se demande s’il dormira à nouveau un jour. » [p. 153]

   « – Au secours… gémit-il, tout en sachant que personne ne l’entend.

   Que personne ne viendra à son secours à présent.

   Il est tiré en arrière.

   La porte refermée. » [p. 260]

Quant à la fin, elle est à la hauteur du reste…

img174