Migration forcée…

La plateforme skynetblogs a tiré sa révérence, si bien que j’ai été contrainte de déménager. Nous sommes en 2018 et mes premiers pas de blogueuse remontent à juillet 2004.

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Les portes du Monde de Païkanne sur skynetblogs se sont définitivement fermées.

Quelques chiffres au 31/05/2018 :

1er (très court) billet : 09/07/2004 > Shrek, Shrek, Shrek hourrah ;

1678 notes ;

5493 commentaires ;

487036 visites.

Merci aux fidèles lecteurs qui, je l’espère, continueront à me suivre dans ma nouvelle maison.

 

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La neuvième tombe, Stefan Ahnhem

Présentation. Une glaciale nuit d’hiver, à Stockholm, le ministre de la Justice disparaît sur le court chemin entre le Parlement et sa voiture. La même nuit, au Danemark, la femme d’un célèbre présentateur est violée et assassinée chez elle. Les jours suivants, d’autres corps mutilés sont retrouvés de part et d’autre de l’Oresund. Fabien Risk et son homologue danoise Dunja Hougaard sont chargés de l’enquête. 

Couverture La neuvième tombe

Mon avis. Une immense toile qui m’a solidement agrippée pour ne plus me lâcher…

J’ai souvent apprécié les récits scandinaves et ce fut à nouveau le cas avec cette « neuvième tombe » pourtant exigeante ; en effet, la toile tissée ici est tellement étendue, les personnages si nombreux qu’il est impossible de lire « distraitement » le roman. Il est donc nécessaire d’accepter cette immersion…

Après un prologue qui ne prendra sa pleine mesure qu’à la fin du récit, le lecteur découvre deux enquêtes : la première, menée par Fabian Risk et – bientôt – sa collègue Malin Rehnberg, se déroule en Suède où le ministre de la Justice s’est littéralement « volatilisé ».

   « S’il résumait la situation, le ministre de la Justice a disparu dans des circonstances mystérieuses et son patron l’a chargé personnellement de mener une enquête secrète pour le retrouver. » [p. 40]

La deuxième commence au Danemark avec le viol et l’assassinat sauvage de la femme d’un présentateur vedette ; c’est Dunja Hougaard, entre autres, qui est chargée des investigations.

   « Et maintenant, elle était couchée seule dans son lit, nue, baignant dans le sang qui avait coulé de son vagin et d’une série de plaies sur le torse. Elle approcha du cadavre et vit que les blessures étaient trop larges et trop profondes pour avoir été causées par un simple couteau. Il avait fallu une arme plus lourde et plus grande pour traverser la chair sur plusieurs épaisseurs, et à certains endroits, trancher les tendons et les os. » [p. 92]

Ce meurtre n’est que le premier d’une longue série qui entrainera les enquêteurs, de part et d’autre de la frontière suédo-danoise, sur diverses pistes, mais l’assassin est particulièrement intelligent, retors et organisé (!), si bien qu’arriver à l’identifier relève de la gageure.

Apparaissent en outre, de temps à autre, des pages relatant l’enlèvement/la claustration de (futures) victimes que l’on ne connait pas.

Nous suivons donc en alternance les deux équipes, centrées sur des personnages à la personnalité affirmée et dont la vie personnelle – extrêmement agitée – s’efface trop souvent face à la vie professionnelle – qu’il s’agisse de Fabian, Malin ou Dunja -, alors que ces enquêtes se muent en obsession, avec un criminel qui semble toujours avoir une longueur d’avance.

   « Tout cela était possible. Savoir si c’était vrai était une autre question et si on demandait à Dunja de se prononcer, elle émettrait quelques doutes. Car rien de tout cela ne lui paraissait vraisemblable. Cependant, quelque chose lui disait que, dans cette enquête, elle allait devoir éviter de s’arrêter à ce qui était vraisemblable. » [p. 145]

Des investigations menées tambour battant ; un bémol cependant : des situations/circonstances parfois exagérées.  À noter que le (nébuleux) dernier chapitre appelle la suite…

Traduction : Caroline Berg.

Titre VO (suédois) : Den nionde graven (2015).

Parution le 4 septembre 2019.

Merci à Babelio et aux éditions Albin Michel pour ce partenariat.

Mon Éden, Hélène Duvar

Présentation. Erwan a 16 ans et vient de perdre une moitié de lui. Sa sœur jumelle, Éden, s’est suicidée. Il souffre terriblement et s’éloigne de ses parents, du psychologue, de ses copains, de son lycée. Terrassé par la culpabilité qui s’ajoute à sa crise d’adolescence, Erwan ne peut s’empêcher de ressasser les souvenirs. Il découvre le journal intime d’Éden, dont il ne soupçonnait même pas l’existence…

Couverture Mon Éden

Mon avis. Un cri de colère, de douleur, d’abandon…

Erwan a perdu sa jumelle, Éden, qui vient de se suicider. Il a beau triturer les choses dans tous les sens, il n’arrive pas à comprendre. Et surtout, il ne se pardonne pas de n’avoir rien vu venir, à l’instar des (rares) proches de la jeune fille.

   « Aujourd’hui tout est sombre et triste et fade. Je n’aime pas ma chambre. Je n’aime pas mon père, je n’aime pas ma mère, et des envies sinistres de noyer mon chien me prennent parfois.

    Je rumine ma colère en marchant des heures loin de mon quartier, sur les routes, dans les bois et à travers les champs, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige. » [p. 9]

Alors il explore, cherchant l’explication ultime, celle qui lui permettra de comprendre, à défaut d’accepter, la « défection » de sa sœur. C’est ainsi qu’il met la main sur le journal intime d’Éden, lui qui ne savait nullement qu’elle couchait ses mots/maux sur papier. C’est dans ces pages qu’il découvre des facettes de sa sœur qu’il ne soupçonnait pas, des bribes de son mal-être.

Au-delà de ses recherches obsédantes, Erwan sera amené à tâcher de garder, lui-même, la tête hors de l’eau, malgré la souffrance, malgré les conflits qui l’opposent, parfois violemment, à ses parents, ses professeurs, ses amis même. Pour continuer à vivre. « Simplement ».

   « Elle faisait ressortir ce qu’il y avait de meilleur, mais aussi de pire en moi. Et elle en faisait des étoiles.

Éden.

Ma moitié.

Ma chair, mon sang.

Ma sœur jumelle. » [p. 47]

   « Et si tu savais à quel point ça fait mal. » [p. 60]

 

Un récit lu d’une traite…

Merci aux éditions Le Muscadier pour ce partenariat.

In Real Life, tome 2 : Mémoire vive, Maïwenn Alix

Présentation. COMBATTRE UN SYSTÈME, EST-CE COMBATTRE TOUS CEUX QUI LE COMPOSENT ?

Imaginez que la société dans laquelle vous avez grandi repose sur un vaste mensonge. Que, derrière un vernis égalitaire et pacifiste, elle livre une guerre sans merci à ceux qui n’acceptent pas ses règles.

Bouleversée par ces révélations, Lani a rejoint la rébellion. Grâce à ses formidables capacités de Constructrice de rêves, elle a pour mission de s’immiscer dans le Système afin de l’affaiblir.

Mais, parmi les rebelles, certains prônent une méthode plus radicale : détruire le Système en détruisant tous ses membres, y compris ceux que Lani a aimés dans son ancienne vie…

Couverture In Real Life, tome 2 : Mémoire vive

Mon avis. J’attends avec impatience le tome ultime…

Le récit – précédé du résumé du tome 1 : top ! – recommence au moment où s’était terminé Déconnexion, à savoir « l’enlèvement » d’Alexander par un des hovercrafts du Système. Lani est anéantie, d’autant qu’elle se sent coupable…

La première partie relate les différentes étapes – dangereuses – de l’expédition entreprise pour tenter d’aller récupérer le jeune homme avant que les données de son cerveau n’aient été complètement « aspirées » par l’ennemi, le réduisant par là même à l’état de légume. Et même si Lani a commencé à « trouver sa place » au sein des rebelles, ses relations avec Jo n’en demeurent pas moins tendues.

   « – Très bien, tout le monde. Dans quelques instants, on va entrer en Terres contrôlées pour la mission la plus vitale et la plus dangereuse de notre histoire. Pour ceux dont c’est la première sortie, je vais clarifier un point : je ne tolérerai aucune jérémiade, ni aucun écart. Je n’hésiterai pas à descendre ceux qui ne suivront pas mes ordres.

    Il tâte alors le pistolet à sa ceinture dans un geste lourd de menaces et lance un regard noir aux quatre Techniciens, avant de planter ses yeux dans les miens. » [p. 49 – 50]

Je ne dévoilerai pas davantage l’histoire sous peine d’en dire trop, mais même s’il arrive que certains passages tirent en longueur ou que des répétitions émaillent de temps à autre le texte – cette fois, ce sont les turbulences dans l’hovercraft qui se (re)répètent -, je ne me suis jamais ennuyée et ai pris plaisir à voler/naviguer/trotter aux côtés de Lani et ses acolytes avec, en toile de fond, une réflexion sur la/notre société.

   « Médusée, je reste un moment à regarder le corps qui se balance sous l’effet du vent. Une bourrasque soulève la neige de la place et renvoie le cadavre frapper le montant du gibet.

    – On contemple son destin ? me lance un des hommes d’un ton narquois. » [p. 209]

Une dernière chose : la fin appelle la suite. Inévitablement.

Merci aux éditions Milan pour ce partenariat.

Papillon de nuit, R. J. Ellory

Présentation. Après l’assassinat de John Kennedy, tout a changé aux États-Unis. La société est devenue plus violente, la musique plus forte, les drogues plus puissantes que jamais. L’Amérique a compris qu’il n’y avait plus un chef, un leader du pouvoir exécutif, mais une puissance invisible. Et si celle-ci pouvait éliminer leur président en plein jour, c’est qu’elle avait tous les pouvoirs. C’est dans cette Amérique en crise que Daniel Ford a grandi. Et c’est là, en Caroline du Sud, qu’il a été accusé d’avoir tué Nathan Verney, son meilleur ami.

Nous sommes maintenant en 1982 et Daniel est dans le couloir de la mort. Quelques heures avant son exécution, un prêtre vient recueillir ses dernières confessions. Bien vite, il apparaît que les choses sont loin d’être aussi simples qu’elles en ont l’air. Et que la politique et l’histoire des sixties ne sont pas qu’une simple toile de fond dans la vie de Daniel, peut-être lui aussi victime de la folie de son temps.

Couverture Papillon de nuit

Mon avis. Excellent…

J’ai adoré ce roman qui mêle Histoire et histoire : Histoire américaine des années 60 focalisée principalement sur la Caroline du Sud ; l’histoire de Daniel et Nathan, deux amis « à la vie à la mort », une amitié en blanc et noir dans une époque où tout semble possible, à défaut de l’être…

   « Quatre fois j’ai été trahi – deux fois par des femmes, une fois par le meilleur ami qu’un homme puisse désirer, et finalement par une nation. Et peut-être, à vrai dire, me suis-je trahi moi-même. Alors ça fait cinq.

    Mais malgré tout, malgré tout ce qui s’est passé à l’époque, et tout ce qui se passe maintenant, ça a tout de même été magique.

    Absolument  magique.

    Je m’en souviens avec une clarté et une simplicité qui même moi me surprennent. Les noms, les visages, les sons, les odeurs.

    Tout. » [p. 7]

Daniel est dans le couloir de la mort : tous les recours épuisés, il attend son exécution prochaine pour le meurtre de Nathan, son ami, son « âme frère ».

   « Pour autant que je me souvienne, ça a commencé avec un jambon cuit.

    J’avais six ans, c’était l’été, et près de la rive du lac Marion, l’odeur de la brise qui s’élevait de l’eau était l’odeur la plus magique de tous les temps. Dans cette odeur, il y avait les fleurs, les poissons et les arbres, et le mimosa d’été près de Nine Mile Road, et quelque chose qui ressemblait à de la tarte aux noix de pécan et à du soda à la vanille, le tout enveloppé dans un parfum d(‘herbe fraîchement tondue. Il y avait tout ça, et la sensation qui l’accompagnait. Une sensation de chaleur et de sécurité, et de tout ce qui faisait l’enfance en Caroline du Sud.

    Je venais là presque chaque jour, je marchais jusqu’au bord de l’eau et je m’asseyais, j’attendais, je regardais le monde. Ma mère préparait des sandwichs, elle les enveloppait dans un torchon, et dans ces sandwichs, il y avait le meilleur jambon cuit de ce côté-ci de la frontière avec la Géorgie.

    Le petit gosse noir qui est arrivé ce vendredi après-midi était le gamin le plus drôle que j’avais jamais vu. Des oreilles comme des anses de cruche, des yeux comme des feux de signalisation, et une bouche qui lui fendait le visage d’une oreille à l’autre. Il a parlé en premier. Je m’en souviens précisément. » [p. 26 – 27]

Alors que s’égrène le compte à rebours qui le conduira inexorablement sur la chaise électrique, Daniel se remémore les jours passés et sera amené à se confier à John Rousseau, un prêtre venu (tenter d’)alléger son lourd fardeau. Une existence indissolublement liée à la ségrégation et à la guerre du Vietnam qui s’éternisent alors que des temps meilleurs avaient pourtant semblé se profiler à l’horizon…

Le roman alterne le présent (1982) et le passé, l’incarcération et la liberté – ou ce qui y ressemblait. Au quotidien, « l’attente » entrecoupée par les visites du père John et les brimades répétées d’une véritable crapule, M. West, une « crevure » à qui l’on ne peut rien – absolument rien – pardonner, et non un de ces « méchants » que l’on aime détester.

Le lecteur plonge ici dans les tréfonds d’une âme tourmentée à travers une plume – encore une fois – sublime : la « marche vers la mort » est bouleversante et le cœur du lecteur se serre, son estomac se noue, ses yeux se noient, alors qu’il accompagne Daniel dans ces interminables couloirs. J’ai retrouvé dans Papillon de nuit la « magie » de Seul le silence

   « Comme une vague déferlant sur le rivage qui, une fois qu’elle est lancée, ne peut ni ralentir, ni s’arrêter, ni changer de direction.

    Et elle était grosse, suffisamment grosse pour nous noyer tous les deux. » [p. 89]

Traduction : Fabrice Pointeau.

Titre original : Candlemoth (2003).

Youri et Margarine, 1 : Casting de cosmonautes, Marion Montaigne

Présentation. – Et voici ton cadeau, Margarine ! L’une des dernières cacahuètes géantes de notre planète ! […]

Youri et Margarine. Volume 1, Casting de cosmonautes

Mon avis. Voici un album qui comporte très peu de texte et dont le dessin très expressif fournit quantités d’informations.

Youri – la souris – et Margarine – l’éléphant – sont amis ; alors qu’ils se rendent au « Noël des animaux », Margarine reçoit en guise de cadeau une des dernières cacahuètes géantes. A partir de ce moment-là, Youri n’existe plus aux yeux de son ami.

C’est le début des (més)aventures des bien nommés Youri et Margarine (!) qui finiront par participer aux sélections destinées à partir dans l’espace en vue de capturer Cacahuetor, la comète en forme de cacahuète…

Une histoire d’amitié dans un album qui devrait plaire aux lecteurs débutants.

Merci aux éditions Tourbillon pour ce partenariat.

Je voulais juste être libre, Claire Gratias

Présentation. Pourquoi Manon, 16 ans, réputée pour être une fille très sage, s’est-elle enfuie de chez elle un soir de juin ? Pourquoi sa mère a-t-elle attendu si longtemps avant de signaler sa disparition ? Pourquoi Salomé, qui était pourtant sa meilleure amie, n’a-t-elle plus aucune nouvelle d’elle ? Et pourquoi Valentin ne veut-il pas révéler jusqu’où il a accepté d’aller par amour pour Manon ?

Si chacun confie ce qu’il sait, peut-être percera-t-on, au final, l’énigme de cette étrange disparition – celle d’une jeune fille qui rêvait juste d’être elle-même, en toute liberté.

Couverture Je voulais juste être libre

Mon avis. Chronique d’un drame annoncé ?

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas, les lectures non plus. Autant j’ai peu apprécié ma lecture précédente, autant j’ai beaucoup aimé ce roman, lu – cela ne m’arrive pas souvent – d’une traite.

Ce récit en cinq actes est construit sous la forme d’un puzzle dont le lecteur sera chargé d’assembler les pièces. Ainsi, divers témoignages relatent, par bribes, les faits susceptibles d’expliquer la fuite de Manon qui, du jour au lendemain, quitte la maison « familiale » : Salomé, sa meilleure amie ; Madame L., sa mère ; Valentin, son ami… et bien d’autres qui, à un moment ou un autre, ont croisé sa route, avant ou après sa disparition. Kaléidoscope d’impressions éclairant le lecteur qui, de la sorte, retrace l’itinéraire de l’adolescente.

Malgré cette structure particulière, jamais l’on ne se perd dans les fils de cette trame ; j’ai été harponnée et n’ai pas pu lâcher le livre, d’autant qu’une insidieuse tension semble sourdre des mots posés par chacun sur les circonstances de cette « fugue ».

   « Excusez-moi, il faut que je me calme, mais je ne peux pas m’empêcher de penser que rien ne serait arrivé si Manon avait eu une mère normale.

    Dans ces conditions, n’importe qui aurait… explosé, vous ne croyez pas ?

   Perso, je m’étonne que Manon n’ait pas pété un câble plus tôt. » [p. 15 – Salomé J.]

   « Et puis un jour, j’ai vu Manon.

    Il m’a suffi de croiser son regard. Là j’ai su. Elle seule pouvait combler ce manque. Ne me demandez pas pourquoi. C’était évident. » [p. 83 – Valentin Chevalier]

   « J’ignorais alors que le rôle qui m’était destiné n’était pas celui de metteur en scène. Contre toute attente, j’étais appelé à incarner l’un des personnages principaux d’un film que j’aurais voulu ne jamais voir. » [p. 133 – Valentin Chevalier]

Un roman à proposer aux élèves du deuxième degré.

Merci aux éditions Le Muscadier pour ce partenariat.

Juliette et Roméo,Yves-Marie Clément

Présentation. Guyane 1916. Bagne de Saint-Laurent-du-Maroni.

Juliette, 16 ans, est la fille du commandant du pénitencier. Elle est fiancée à un officier deux fois plus âgé qu’elle pour lequel elle n’éprouve aucun sentiment amoureux. Roméo, 22 ans, est un bagnard condamné aux travaux forcés. Franc et charmeur, il est souvent victime de son incorrigible impétuosité. Tout les sépare mais, un soir, leurs destins se croisent.

Un amour impossible ? Et pourtant…

Mon avis. Je n’ai malheureusement pas été conquise…

Ce récit, qui se lit aisément, revisite la célèbre histoire de Roméo et Juliette : nous ne sommes désormais plus dans la Vérone du XIVe siècle, mais en Guyane, en 1916. Il n’est ici pas question de deux familles ennemies, mais de deux « classes sociales » foncièrement opposées : d’un côté, un jeune bagnard condamné aux travaux forcés et de l’autre, la fille du commandant du bagne. Amour oh combien impossible, donc.

Je suis restée sur ma faim : le roman – en trois actes, pour partie dialogués, dans lesquels on retrouve des scènes de la pièce – survole l’histoire et les personnages qui, me semble-t-il, auraient mérité d’être davantage développés, « psychologiquement parlant ». Par conséquent, je n’ai pas eu le temps de m’attacher au jeune couple. Cela dit, ce texte pourrait plaire aux élèves du secondaire inférieur.

   « C’est pour moi, pour lui, pour nous, le commencement de la vie. Roméo ! » [p. 95]

   « Juliette…

   Ses volets étaient clos. Une lumière tamisée baignait la pièce. Elle ne dormait pas. Elle écrivait peut-être, se dit Roméo. Elle lisait. Elle attendait. Elle rêvait. Savait-elle au moins ce qu’il était advenu ? Comment le saurait-elle ? Qui donc lui aurait appris le sort qui lui avait été réservé ? » [p. 100]

Merci aux éditions Le Muscadier pour ce partenariat.

Gâteau d’amour, Sophie Jomain

Présentation. « Comme elle l’aime ce gamin… Elle ferait n’importe quoi pour lui. S’il existe vraiment, Dieu lui en sera témoin : ce soir, Annabelle réglera tous leurs problèmes. Ce soir, elle acceptera l’offre que lui a faite Cédric Berckin.
Antoine, son grand amour, aura le cœur brisé et le sien saignera, mais Charles vivra encore un peu. Rien n’est plus important. »

Il aura fallu vingt ans à Annabelle pour avoir le courage de quitter Cédric et affronter la peur qui la retenait. Aucun homme ne la soumettra plus jamais, mais un seul saura-t-il de nouveau faire battre son cœur ?

 Gâteau d'amour  Sophie Jomain

Mon avis. Un gâteau d’amour qui se mange sans faim ; une lecture de vacances qui fait « son job » et c’est bien là le principal puisque le roman se lit agréablement, sans « prise de tête ».

On y rencontre Annabelle qui vient enfin de quitter son mari : un être infect, chirurgien renommé, habile manipulateur, financièrement (très) aisé, pour qui elle a servi de (superbe) potiche dans les soirées mondaines. Elle l’a épousé pour des raisons qui lui appartiennent et ne l’a jamais aimé, elle pensait pourtant (naïvement) pouvoir vieillir à ses côtés. C’était avant qu’il n’aille trop loin. Elle n’a quasi rien emporté, s’est retrouvée sans un sou, obligée de cumuler deux boulots pour (tenter de) survivre.

   « Elle a possédé tout ce dont une épouse peut rêver, mais elle a été privée de l’essentiel : l’estime de soi. Avec Cédric, Annabelle n’a jamais été autre chose qu’une créature qu’on expose, qu’on montre avec une fierté malsaine et calculatrice. » [p. 27]

« La studette dans laquelle vit Annabelle n’a d’appartement que le nom. C’est propre, refait à neuf, mais à peine plus grand qu’une chambre classique. Un lit, une commode, un placard mural, un coin cuisine minuscule et une salle de bain/toilettes dans laquelle il est impossible de faire entrer plus d’une personne. Tout ce qu’elle possède est dans ces 15 m². Elle n’a pris qu’une seule valise en partant, dans laquelle elle a entassé l’essentiel. Quelques vêtements de rechange, deux paires de chaussures, une trousse de toilette et sa boîte à bijoux à moitié vide. Les plus belles pièces, c’est Cédric qui les a toujours, jalousement enfermées dans un coffre-fort dont lui seul possède la clef. Il les lui avait offertes, et décidait du moment où elle pouvait les porter ; quand il exposait Annabelle à tout le gratin… » [p. 41]

Elle recroisera (presque) incidemment Antoine, celui qu’elle aimait mais avait laissé tomber comme une « vieille chaussette », du jour au lendemain, pour filer l’imparfait « amour » avec Cédric. Antoine ne le lui a (bien sûr) jamais pardonné et depuis, les deux hommes se détestent royalement, même s’ils tâchent de se « supporter » puisqu’ils travaillent dans le même hôpital. Une étincelle risque de mettre le feu aux poudres…

Ce ne sont pas tant les tensions entre les membres du trio que j’ai appréciées – même si j’étais désireuse de savoir où/comment le vent allait les emporter – mais c’est surtout la relation qui se noue entre Annabelle et madame Lilas, une nonagénaire alerte, qui vit seule et reçoit plusieurs fois par semaine la visite d’Annabelle, devenue, depuis son départ, accompagnatrice de personnes âgées, à côté de son travail de serveuse dans un bar à vin.

   « Annabelle l’aime vraiment beaucoup. Albertine Lilas ne ressemble à personne et lui apporte la chaleur dont elle a tant manqué ces dernières années. » [p. 23]

Merci aux éditions J’ai Lu pour ce partenariat.

15 ans…

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Ce 9 juillet 2019, mon blog fête ses 15 ans d’existence.

Premier (très bref) article : Shrek, Shrek, Shrek hourrah

Il continue son petit bonhomme de chemin, même si les visites sont nettement moins nombreuses depuis que la plateforme skynetblogs a tiré sa révérence : j’imagine que certains n’ont pas vu l’information alors que la redirection était encore possible.

Même si mon rythme de lecture a quelque peu diminué ces dernières années, je continuerai à publier mes chroniques tant que j’en ressens l’envie.

Merci aux lecteurs, d’un jour ou réguliers.

illustration : https://www.boutique-jourdefete.com

Énigmes à tous les étages, 6 : Mythologie, Paul Martin ; illustrations : Églantine Ceulemans, Jessica Das, Éric Meurice

Présentation. Voici un nouvel opus de la collection « star » des livres-jeux : ici c’est la mythologie qui est à l’honneur. Le traître du cheval de Troie ; Le labyrinthe du Minotaure ; Disputes chez les Olympiennes ; Évasion de la grotte du Cyclope ; Vol à la forge des Dieux ; La malédiction de la pyramide ; L’espion du roi des mers…

Douze énigmes inspirées des univers de la mythologie, truffées de personnages, dieux, héros et créatures de légendes qui nous plongent au cœur de l’aventure et du merveilleux.

Enigmes à tous les étages 6 - MYTHOLOGIE

Notre avis. Un livre qui fait frétiller les neurones…

Ce « livre-objet » propose de la manipulation, « physique » et intellectuelle : chaque énigme – en lien avec la mythologie –  se présente sur une double page dont les moitiés extérieures se rabattent, mettant en évidence les questions auxquelles le jeune lecteur est chargé de répondre et les indices susceptibles de l’aider (faits, décors, témoignages, suspects…). Le degré de difficulté est en outre précisé en début de page ; les solutions apparaissent à la fin de l’ouvrage.

Testé et approuvé par un enfant de sept ans et demi (mon petit-fils) avec, de temps à autre, le coup de pouce d’un adulte (moi) pour les énigmes de la catégorie « difficile ».

Merci aux édition Bayard pour ce partenariat.