Migration forcée…

La plateforme skynetblogs a tiré sa révérence, si bien que j’ai été contrainte de déménager. Nous sommes en 2018 et mes premiers pas de blogueuse remontent à juillet 2004.

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Les portes du Monde de Païkanne sur skynetblogs se sont définitivement fermées.

Quelques chiffres au 31/05/2018 :

1er (très court) billet : 09/07/2004 > Shrek, Shrek, Shrek hourrah ;

1678 notes ;

5493 commentaires ;

487036 visites.

Merci aux fidèles lecteurs qui, je l’espère, continueront à me suivre dans ma nouvelle maison.

 

Si belles en ce mouroir, Marie Laborde

Présentation. Dans une résidence pour personnes âgées, Alexandrine, quatre-vingt-cinq ans, Gisèle, quatre-vingts ans et Marie-Thérèse, cent ans, fomentent des idées de vengeance contre des hommes qui les ont maltraitées : un mari, un voisin, un gendre. Les histoires du passé et les projets de meurtre s’entremêlent alors aux parties de Scrabble, promenades dans le parc, séances de kiné, bisbilles avec l’aide-soignante, déjeuners infects… et tout ce qui fait le quotidien des résidents. On rit de la mort, on s’indigne sans larmoyer, et l’on se révolte patiemment…

Mon avis. Un bon moment. Ni plus. Ni moins.

Focus sur Alexandrine qui relate, par petites tranches de vie douces amères, son quotidien dans une maison de retraite, avec la compagnie particulière de Gisèle et Marie-Thérèse. Chacune a vécu/vit des expériences pas forcément heureuses. Elles tuent le temps qu’il leur reste en se racontant mutuellement leurs/des histoires avec la « complicité » (bien) involontaire des résidents et autres infirmières/aide-soignantes…

En outre, Alexandrine s’est lancée dans l’écriture d’un événement qu’elle tient à mettre sur papier avant son éventuel départ « vers d’autres cieux », car elle a bien des choses à raconter sur son défunt mari… mais difficile d’être tranquille quand certains pensionnaires sont parfois envahissants, sans parler du personnel soignant qui s’immisce dans les chambres sans frapper…

Un éclairage sur ce que (ne) peut (pas) être une (in)certaine fin de vie…

Merci à Gilles Paris et aux éditions François Bourin pour ce partenariat.

Oxymort, Franck Bouysse

Présentation. Un homme s’éveille, enchaîné sur la terre battue d’une cave où règne un effroyable silence. Engourdissement, incompréhension. Qui ? Pourquoi ? La seule façon de repousser son désespoir, de lutter, est de remonter le temps, errer dans les corridors de sa mémoire et chercher à comprendre, en allant de piste en piste, pour tenir en laisse la folie. Guetter l’apparition d’une femme, au moment où les ombres s’étirent dans le crépuscule. Jouer la musique de sa survie.

Couverture Oxymort

Mon avis. Un coup dans l’eau…

Le « héros » est soumis à un jeu cruel : enchaîné dans une cave, il reçoit de quoi subsister lorsque s’ouvre subrepticement la porte, mais il ne sait pas pourquoi il s’est retrouvé dans cette situation dramatique…

Il se remémore alors des tranches de vie passée susceptibles de l’aider à comprendre comment/pourquoi du jour au lendemain, sa vie a basculé jusqu’à atteindre, peut-être, un point de non-retour…

   « Rester éveillé.

   A tout prix.

   Je veux surprendre la prochaine venue de mon geôlier à la porte.  Une seule chose peut me permettre de ne pas m’endormir : la douleur physique. […] Si jamais je m’endors, mon avant-bras entrera en contact avec les dents de la fourchette. Ce sera suffisant pour me réveiller. » [p. 39]

Si le récit se lit aisément, sans « fioritures superflues », je me suis profondément ennuyée, me demandant constamment où l’auteur souhaitait m’emmener… et après coup, me laissant un goût de « tout ça pour ça »…

Thunder, tome 1, David S. Khara

Présentation. L’adolescence d’Ilya tournait autour de vacances au soleil, cours d’aïkido, d’écoles privées… et d’un père absent. Lorsque celui-ci meurt dans d’étranges conditions, le jeune Russe est entraîné dans un tourbillon trouble : qui est donc cette grand-mère avec qui il doit désormais vivre, et qu’il n’a jamais vue ?

Alors qu’il essaie de s’intégrer et de trouver sa place dans cette nouvelle vie, lui et quatre autres élèves sont agressés par des étrangers masqués dans l’enceinte même du lycée.

Conspiration ? Ennemi commun ? Assassins de son père ?

Les réponses sont peut-être plus proches qu’il ne le pense…

Mon avis. Vivement que je lise la suite…

David Khara, c’est l’auteur de l’excellente trilogie Bleiberg (1, 2, 3) et Les Vestiges de l’Aube entre autres. C’est la première fois que je le découvre dans un récit pour adolescents :  (de nouveau) une réussite.

Ilya vient de perdre son (richissime) père dans des circonstances nébuleuses ; il est dès lors contraint d’aller vivre à Londres, chez une grand-mère qu’il ne connaît ni d’Eve ni d’Adam.

    « Trois jours plus tôt, il profitait, sous un soleil de plomb, de vacances paisibles au bord d’une piscine dans une villa de Los Angeles.

   Dans un monde parfait, il aurait dû se trouver dans un vol à destination de la Suisse pour rejoindre l’école privée où il étudiait depuis deux ans.

   Dans un monde parfait, il n’aurait jamais reçu le coup de fil lui annonçant la mort de son père.

   Dans un monde parfait, il ne devrait pas vivre avec une grand-mère qu’il n’avait jamais vue, dans une ville où il n’avait jamais mis les pieds.

   Mais le monde n’était pas parfait. » [p. 17]

Pas facile d’intégrer un nouveau lycée… surtout que dès le premier jour, Ilya s’est involontairement fait remarquer pour de mauvaises raisons ; qu’à cela ne tienne, il rectifie promptement le tir car on ne titille pas impunément un as de l’aïkido.

Alors qu’il craint de rester (pas) désespérément seul, il fera la connaissance, dans des circonstances étranges, de compagnons de lycée eux aussi singuliers dans leur genre…

Une aventure sans temps mort qui fait la part belle aux (jeunes) personnalités, tant féminines que masculines, ainsi qu’à la réflexion sur la science…

Un roman susceptible de ravir les adolescents du secondaire inférieur.

Merci aux éditions ActuSF pour ce partenariat.

In Real Life, 3 : Réinitialisation, Maïwenn Alix

Présentation. Pour éviter l’anéantissement des rebelles, Lani doit réintégrer le Système afin d’obtenir l’ouverture de négociations. En attendant le moment propice à l’action, sa mémoire est nettoyée et l’ex-soldate de la rébellion reprend sa vie de membre du Système comme si elle n’avait jamais été enlevée. À elle, désormais, la construction de rêves et la restauration des écosystèmes ravagés.

Mais certains souvenirs ne s’effacent pas si facilement…

Mon avis. Une belle clôture des « aventures » de Lani et Alexander…

Le roman commence là où s’était terminé le tome 2, alors que Lani réintègre le Système en compagnie de Tom. La jeune femme n’a désormais plus conscience de ce qu’elle a vécu sur Banks, douleur incommensurable pour Alexander…

   « Je devrais lever les yeux pour essayer d’apercevoir l’hovercraft en approche, mais je n’y arrive pas. Accroupi derrière le promontoire rocheux, je ne peux détacher mon regard des deux petites taches rouges au milieu de la grande plaine couverte de neige en contrebas, à côté d’un feu à l’épaisse fumée noire. Tom à gauche. Et à droite… Lani. C’est peut-être la dernière fois que je la vois. » [p. 11]

La suite de l’histoire de Lani – et Alexander par la même occasion – repose sur de multiples conjectures : Socrate a tablé sur le fait que Lani et Tom deviendront de brillants Constructeurs. Objectif suivant : la possibilité de présenter l’examen d’Architecte. Objectif ultime : arriver à profiter d’une poignée de secondes pour tenter de négocier avec le Système… Autant dire que la partie est loin d’être gagnée…

La majeure partie du roman alterne les points de vue de Lani – qui de temps à autre perçoit d’infimes souvenirs (in)conscients – et Alexandre – qui souffre profondément du départ de Lani -, se focalisant sur une course contre la monte qui entérinera, ou pas, la survie de Banks.

   « Non. Non, je n’ai pas envie de rêver de lui. Il n’existe plus ! C’est un visage aperçu dans une réalité virtuelle historique. Quelqu’un qui est mort depuis longtemps maintenant. Si je ne peux pas le rencontrer, alors ça ne sert à rien de penser à lui. Je prends une nouvelle inspiration. Mieux vaut peut-être faire un cauchemar que de le revoir en rêve. Mieux vaut peut-être ne plus dormir du tout. Je reste les yeux grands ouverts dans la pénombre. » [p. 244]

J’ai beaucoup apprécié retrouver Lani, Alexander et Tom dans ce tome ultime, bien ficelé ; à noter le « retournement de situation » qui m’a « bluffée » !

Grand merci aux éditions Milan pour ce partenariat.

 

Territoires, Olivier Norek

Présentation. À Malceny, dans le 93, on est habitués aux règlements de comptes. Mais un nouveau prédateur est arrivé en ville et, en quelques jours, les trois plus gros caïds du territoire sont exécutés. Le capitaine Coste et son équipe vont devoir agir vite, car leur nouvel ennemi s’implante comme un virus dans cette ville laissée à l’abandon, qui n’attend qu’un gramme de poudre pour exploser. Une ville où chacun a dû s’adapter pour survivre : des milices occultes surentraînées, des petits retraités dont on devrait se méfier, d’inquiétants criminels de 12 ans, des politiciens aveugles mais consentants, des braqueurs audacieux, des émeutiers que l’État contrôle à distance de drone. Et pendant ce temps, doucement, brûle la ville.
La dernière affaire du capitaine Coste ? Elle se passe en enfer… 

Couverture Territoires

Mon avis. Une cocotte-minute…

Après quelques lectures en demi-teinte, j’avais besoin d’une « valeur sûre », c’est pourquoi je me suis lancée dans la découverte de ces territoires… à mille lieues du mien, Dieu merci.

Le récit commence par quelques « liquidations » rondement menées ; oh en aucun cas de grandes pertes puisque ce sont trois caïds qui ont été (pas) proprement éliminés. Le souci, c’est que ces exécutions ne présagent rien de bon car le « successeur » étend sa gangrène, verrouillant d’ores et déjà son territoire

   « – Et c’est la merde. On ne m’en a pas dit plus, mais ça bouge dans les bureaux. Réunion en urgence. Rapplique au plus vite, t’es déjà en retard.

    Comme supposé, l’arbre qui cache la forêt. Coste aimait bien avoir raison, même si la plupart du temps ça pouvait flinguer ses journées. » [p. 47]

   Son équipe au complet tenta de l’interrompre, comme si ce qu’il s’apprêtait à dire pouvait déclencher une malédiction.

   – Termine pas ta phrase, Victor !

   – Tu vas nous jeter l’œil !

   Il s’amusa de leur superstition, un sourire aux lèvres.

   – Quoi ? Les enfants… Qu’est-ce qui peut bien nous arriver de grave en deux semaines ? » [p. 56]

J’ai bien sûr apprécié retrouver Coste et son équipe, Ronan, Sam et Johanna, soudée comme de coutume. Mais le regard posé sur la manière dont notre société « gère/gerbe » les banlieues sensibles vaut le détour : de manipulatrice en manipulée, la gent politique en prend pour son grade, détournant « pudiquement » les yeux quand cela s’avère nécessaire, tout en « remuant – de loin si possible – la merde »…

   « Bibz n’avait pas le sentiment d’être allé trop loin. « Trop » était une notion qu’il définissait assez mal. Il avait toujours vécu dans le trop. Trop pauvre, trop violent, trop seul. Un père inconnu, une mère alcoolique. Un premier frère en prison pour avoir vengé le second dans une histoire dont personne ne se rappelait le début. Une éducation à coups de poing ou de ceinture en fonction du bourreau. Il avait rapidement appris la nécessité de se faire respecter à tout prix, de ne jamais baisser les yeux – même devant une bonne rouste -, et la certitude qu’à tout coup donné il fallait en rendre cent. Bibz était trop jeune, trop petit. Une proie facile. Il avait dû s’endurcir au-delà du raisonnable. » [p. 71]

Un « tourne-pages » efficace…

Code 93 ; Territoires ; Surtensions ; Entre deux mondes ; Surface.

L’étincelle, Karine Reysset

Présentation. Août 1993, Coralie quitte le modeste pavillon de banlieue de sa mère pour la splendide maison de famille de Soline, peuplée d’amis, de parents et d’enfants dont l’aisance et la culture l’émerveillent. Mais derrière les apparences, les amours débutantes virent à la passion, les secrets inavouables des adultes se révèlent, alors qu’au camping voisin une enfant disparaît. Dans cette atmosphère lascive et trouble, ce sera l’été de tous les apprentissages.

Mon avis. Un air de « tout ça pour ça… »

Récit d’apprentissage puisque Coralie « grandira » comme jamais auparavant durant cet été passé dans la maison de famille de son amie Soline. Un avant. Un après. Découverte d’un monde auquel la jeune fille n’appartient pas… et n’appartiendra jamais.

Des adultes qui se conduisent comme des « enfants » ; des jeunes qui « jouent aux adultes » ; et Coralie qui observe et expérimente.

Et moi qui me suis profondément ennuyée, me demandant où les mots allaient me conduire. Déconfite à l’arrivée.

   « Ces souvenirs remontent à une vingtaine d’années. Tout ce que je vivais me semblait à la fois étrange et excitant. Et je ressentais tout avec intensité. J’aspirais à élargir mon horizon, avais soif de beauté. Et la fréquentation des parents de Soline et de leurs amis était du pain bénit pour moi. J’avais le sentiment d’assister à une sorte de messe où les arts tenaient lieu de divinités. J’aimais les écouter, mine de rien, planquée dans un coin. » [p. 45]

Un air de « tout ça pour ça… »

Cuits à point, Élodie Serrano

Présentation. Gauthier Guillet et Anna Cargali parcourent la France pour résoudre des mystères qui relèvent plus souvent d’arnaques que de véritables phénomènes surnaturels. Mais leur nouvelle affaire est d’un tout autre calibre : pourquoi la ville de Londres subit-elle une véritable canicule alors qu’on est en plein hiver et que le reste de l’Angleterre ploie sous la neige ?

Se pourrait-il que cette fois des forces inexpliquées soient vraiment en jeu ?

Mon avis. Un très bon divertissement…

Le lecteur suit un couple de démystificateurs, Gauthier Guillet et Anna Cargali, le maître et la collaboratrice – constamment ravalée au rang d’élève par le premier. Leur métier ? Parcourir les régions de France où leur expertise est requise afin d’évaluer si les manifestations potentiellement surnaturelles survenues çà et là peuvent s’expliquer de manière rationnelle. Ou plus précisément prouver qu’elles ne peuvent s’expliquer que par la raison. Gauthier Guillet en est en tout cas certain à 1000 pour cent.

   « Il lui lança un coup d’œil agacé, ses épais sourcils gris froncés. Il détestait être interrompu quand il creusait sa tranchée. D’un autre côté, Anna n’appréciait pas qu’il cogite en silence, cela l’empêchait de participer. Il fallait bien que Gauthier finisse un jour par admettre qu’elle n’était plus une élève dans l’attente respectueuse de ses conclusions pompeuses. » [p. 11 – 12]

Conviés par la chambre des Lords, ils se retrouvent à Londres où la température est anormalement élevée alors qu’en cette période de l’année, le froid devrait être prégnant.

   « Alors qu’elle admirait tout cela, l’Italienne songea qu’elle avait chaud. Vraiment. Avec une moue perplexe, elle se débarrassa de l’épaisse pelisse  passée avant de descendre du dirigeable. Puis de son veston. Même une fois enlevées ces couches, son inconfort persistait. Comme si elle se trouvait dans son pays natal en plein mois d’août. Sauf qu’ils étaient en Angleterre au cœur de l’hiver. » [p. 31 – 32]

L’enquête commence alors pour cet « improbable duo » : un « vieux bougon » – pas vieux du tout, en fait, et qui risque bien de voir ses convictions ébranlées – et une féministe (presque) avant l’heure… auxquels s’adjoignent Anton, un démystificateur anglais à l’esprit très ouvert – contrairement à Gauthier – et sa jeune nièce Maggie.

J’ai aimé suivre les (més)aventures du quatuor ; j’ai aimé détester Gauthier et sa mauvaise foi ; j’ai aimé Anna et ses revendications féministes, explicites ou implicites ; j’ai aimé Anton et ses querelles incessantes avec le Français ; j’ai aimé la ténacité de Maggie..

Bref, j’ai passé un très bon moment en leur compagnie et les retrouverais bien volontiers…

Un grand merci à ActuSF pour ce partenariat.

Mes P’tits pourquoi : La peur, Camille Laurans (texte), Thierry Manes (illustrations)

Présentation. Quand le chien montre ses dents en grognant, Yanis voudrait partir en courant ! Pourquoi le cœur bat-il fort quand on a peur ? Est-ce que les adultes ont peur, eux aussi ? Et qu’est-ce que ça veut dire, avoir le trac ? Avec Yanis, découvre à quoi sert cette émotion !

Couverture de « La peur »

Mon avis. Mon avis. Un album, solide et très coloré, à (faire) lire aux enfants de 4 à 7 ans et qui, dans des termes clairs, précis et accessibles aux jeunes lecteurs, propose un éclairage pertinent sur tout ce qui concerne les émotions liées à la peur.

Le cycle de la peur : l’alerte, l’action et la récupération

La phobie

… ou les notions de courage, de danger, les conséquences sur le corps, la témérité, le pouvoir de l’imagination…

Mes P’tits pourquoi. Des p’tits docus bienveillants qui répondent précisément aux grandes questions de la vie émotionnelle des petits.

Merci aux éditions Milan pour ce partenariat.

Mes P’tits pourquoi : L’alimentation, Claire Garoux (texte), Anne Rouquette (illustrations)

Présentation. Tess n’aime pas les betteraves, mais sa copine Mia adore ça ! Pourquoi a-t-on des goûts si différents ? Qu’est-ce que ça veut dire, être végétarien ? Et pourquoi papa mange-t-il plus que Tess ?

Avec Tess, découvre le rôle des aliments et le plaisir d’être gourmand !

Mon avis. Un album, solide et très coloré, à (faire) lire aux enfants de 4 à 7 ans et qui, dans des termes clairs, précis et accessibles aux jeunes lecteurs, propose un éclairage pertinent sur tout ce qui concerne l’alimentation.

L’importance des repas

Le goût, la langue et les quatre saveurs

Les catégories d’aliments et leur rôle

… ou encore l’importance d’une alimentation saine, les allergies, le gaspillage, les spécialités…

Mes P’tits pourquoi. Des p’tits docus bienveillants qui répondent précisément aux grandes questions de la vie émotionnelle des petits.

Merci aux éditions Milan pour ce partenariat.

La vie rêvée de Noah Oakman, David Arnold

Présentation. Dernière année de lycée pour Noah Oakman et ses deux meilleurs amis, un frère et une sœur avec lesquels il forme le « Triangle fragile ».

L’année des choix, des nouveaux horizons, des chemins qui se cherchent, se séparent ou se retrouvent.

Lors d’une soirée arrosée, Noah se laisse hypnotiser et se réveille dans un monde parallèle. Des détails de sa vie sont modifiés : sa mère a une cicatrice sur la joue, ses amis ont changé de goûts et de projets, son chien a rajeuni.

Rien de très grave, mais il va, en réaction, tenter de s’accrocher à ce qui n’a pas changé, pour sortir de ce mauvais rêve et ne pas se noyer.

Rien de très grave, et pourtant…

Couverture La vie rêvée de Noah Oakman

Mon avis. Déconcertée, je fus…

De cet auteur, j’ai beaucoup aimé Mosquitoland, c’est pourquoi je n’ai pas hésité avant de me lancer dans cette aventure… mais je dois avouer que j’ai été (nettement) moins emballée cette fois-ci…

Si l’exploration du « monde intérieur » du « héros » – comme dans Mosquitoland – est particulièrement développée, je me suis quelque peu « perdue » à partir du moment où il subit la séance d’hypnose, ne sachant pas où cela allait me mener, et quand je l’ai découvert, je suis finalement restée sur ma faim : si l’idée était intéressante, ses répercussions ont été, me semble-t-il, « survolées ».

   « Dans les zones de mon cœur, auparavant peuplées des gens qui me sont les plus chers, ont été transplantés le Vieux Au Goitre, la Photographie Abandonnée, Un an en moi de Mila Henry, et la Fille qui Disparaît. Je n’ai pas la moindre idée de pourquoi ni comment c’est arrivé.

   Je les appelle mes Étranges Fascinations. » [p. 16]

Cela dit, j’ai beaucoup apprécié Noah et sa relation « particulière » au monde, ainsi que les liens qui l’unissent à ses (seuls) amis, Val et Alan Rosa-Haas, avec qui il forme le « Triangle fragile » tout comme à sa sœur, l’étrange – elle aussi – Pénélope.

      « Je me fais la réflexion que Penny porte toujours des tenues aussi colorées, maintient une obsession anormale pour Diamants sur canapé, et trimballe la même personnalité qui fait deux fois le volume de son enveloppe corporelle : d’après ce que je vois, ma sœur n’a pas du tout changé. » [p. 120]

Traduction (USA) : Maud Ortalda.

Titre VO (2018) :  The Strange Fascination of Noah Hyptonik.

Merci aux éditions Milan pour ce partenariat.