SEP : E comme (dés)Equilibre

Lettre E.jpgDés(Equilibre) dans tous les sens du terme.

Première chose : l’équilibre, physique s’entend, n’existe plus pour moi depuis belle lurette sauf lorsque je suis sur ma/une chaise ou dans mon lit ! Pour le reste, c’est-à-dire le peu de pas que je « marchote » encore dans la maison, point d’équilibre. Il fut un temps où, quand la maladie a commencé à se dégrader, je pouvais encore m’appuyer subrepticement sur l’un ou l’autre meuble (j’ai appris, des kinés, au Centre de revalidation, que l’on appelle ça du « cabotage »). Maintenant, ça « cabote » dans tous les coins puisque je suis désormais incapable de me déplacer sans un appui, voire deux, à tel point que je n’arrive plus à transporter quoi que ce soit.

Solutions : transporter en même temps que je me tiens à l’un ou l’autre élément : parfois dangereux ; transporter « comme les chiens », entendez par là avec la bouche, quand c’est possible, évidemment.

Avantage de la situation : excuse valable pour ne plus dresser ou débarrasser la table 😉

Deuxième chose : psychologiquement, fragile équilibre en matière d’humeur. Jean qui rit et Jean qui pleure, en l’occurrence Pascale, c’est moi. Difficile à vivre pour la famille : je peux passer en quelques secondes du rire aux larmes ou inversement (oui, oui, on dit/écrit bien « inversement »). Et j’imagine combien cela peut être déstabilisant pour mon compagnon qui, parfois (souvent), ne sait plus sur quel pied danser. On dirait que la moindre contrariété prend des proportions gigantesques ; a contrario, une petite joie peut aussi être exagérément amplifiée. Pas facile, tout ça… surtout pour les autres…

Solution : aucune 😉

[Illustration : http://coloriage.gulli.fr/coloriage-Lettre-B%5D

4 réflexions au sujet de « SEP : E comme (dés)Equilibre »

  1. Coucou Pascale,
    Je lis ton blog régulièrement …… et je commande certains livres d’après tes critiques ….toujours pertinentes !
    Quand tu parles de cette « fichue SEP », je lis et je n’ai pas de mots ! Quels mots, d’ailleurs !
    Dire : « Courage » ou « Je t’admire » ….cela me semble dérisoire ! Je t’imagine, répondant : « Cela me fait « une belle jambe! » « ……car l’humour que tu gardes envers et contre tout !!!
    Continue à me /nous « régaler » de tes critiques littéraires !
    Je t’embrasse,
    Jacqueline

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  2. Coucou Pascale,
    Idem pour moi, je te lis toujours régulièrement….même si je ne commente jamais.l Les mots, j’ai peur qu’ils soient maladroits, futiles ou « bateau ». Alors je me tais, même si souvent je pense à toi. Je t’embrasse,
    Maryline

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