La Nuit des Cannibales, Gabriel Katz

Présentation de l’éditeur. « Le réveil, déjà… Il est sept heures. Bizarre, j’aurais juré l’avoir réglé sur huit. Sous ma main, la table de nuit est plus basse que d’habitude. La radio gueule un truc qui ressemble à Madonna, ou Lady Gaga, bref, ce n’est pas France Info. Je me lève dans le noir et me demande d’où vient cette infâme odeur de pieds. Je n’ai jamais senti des pieds de ma vie, et même si j’ai assez bu pour me réveiller dans un lit qui n’est pas le mien, ça n’a jamais fait puer personne. L’interrupteur, enfin, me tombe sous les doigts. J’allume. Je regarde mon bras… qui n’est pas mon bras. Mon nez me parait pointu, mes pommettes aussi. Putain, je ne suis pas moi. »

Lorsque Maxime de Retz, homme d’affaires de 43 ans, se réveille dans le corps d’un ado, la situation est pour le moins embarrassante. Mais, quand on essaie de l’assassiner, là, tout part en vrille.

Cannibales

Mon avis. Une tranche de (sou)rire…

Ce roman allie fantastique, action et humour ; en fait, je n’ai pas pu, en le lisant, m’ôter de la tête la jovialité du Sieur Katz.

Le prologue donne d’emblée le ton : Maxime de Retz se réveille un beau (?) jour dans la peau d’un adolescent de 15 ans, avec tout ce que « cela » comporte de désagréments. Et comment survivre quand on a l’apparence extérieure ingrate d’un ado et l’expérience d’un quadragénaire ? « Être ET ne pas être », là est la question…

Ce thriller mâtiné de fantastique brise les codes, dans le sens où rien n’est jamais en phase avec ce que le lecteur est susceptible d’attendre ; en outre, même si de temps à autre, on ressent un tantinet de compassion pour le « héros », très vite son comportement se charge de remettre les pendules à l’heure, tant il peut aussi être détestable. Cela dit, Maxime de Retz rebondit relativement vite lorsqu’il prend la mesure de ce que sont les Cannibales – à mille lieues de The Walking Dead, encore que… – et semble s’adapter « aisément » à sa nouvelle conditions…

  « Dans les films, après une fusillade, ça passe direct à la scène suivante. Fondu au noir, ellipse. D’un coup, t’es au milieu des flics, les corps sont dans les sacs, c’est plein de gyrophares et de Scotch jaune : FBI, scène de crime, ne pas marcher n’importe où, merci.

   Dans la vraie vie, non. J’ai beau fermer les yeux et les rouvrir, c’est le même  cauchemar : du sang sur les murs, sur les tapis, sur la moquette, sur le piano. Des corps partout, aussi, je ne veux même pas les regarder. » [p. 93]

L’action est bel et bien présente, la mort surgit là où on ne l’attend pas forcément, avec une sauce parfois « burlesque ». Sans oublier une fin, ma foi excellente…

Ce titre entre dans le challenge de La Licorne 4.

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3 réflexions au sujet de « La Nuit des Cannibales, Gabriel Katz »

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