Le Parlement des cigognes, Valère Staraselski

Présentation. Cracovie, au cœur de l’Europe : durant la visite d’une galerie de peintures, de jeunes Français rencontrent un vieillard insolite portant nœud papillon en laine et canne à pommeau. Il se tient immobile devant un tableau représentant des cigognes. Qui est cet homme si irradiant d’énergie ?

Au travers d’un récit bouleversant, le vieil homme témoigne de son expérience dans un pays jadis asservi par les nazis. Il livre cette part de vérité sans laquelle il n’est pas de liberté possible. Cette vérité irréparable que l’on porte en soi pour toujours.

parlement-cigognes

Mon avis. Un beau texte qui m’a cependant laissée sur ma faim…

L’éditeur met en exergue la rencontre entre un groupe de jeunes Français en visite à Cracovie et un vieux monsieur qui a survécu à l’hégémonie nazie ; pourtant, cette rencontre arrive assez tardivement dans le récit et c’est bien dommage. Car même si les pages relatives à la découverte de la ville sont joliment tournées – la neige y devient presque un personnage -, elles sont purement descriptives et ne servent en rien le propos.

« Tout était blanc. Une sorte de très vaste terrain vague sans fin dont on devinait qu’il devait s’interrompre au pied d’une déclinaison : le tertre de Krak avec sa surface fascinante de blancheur au sommet qui renvoyait une couleur immaculée. Et, par-dessus, le ciel immense, presque infini à force d’être bleu. La réverbération du soleil sur la neige était telle que chacun se protégeait les yeux ou dirigeait son regard au sol juste devant soi. » [p. 39]

Or le témoignage relaté par le vieil homme, extrêmement poignant, est le point d’orgue de ce récit mais cette partie-là est esquissée alors qu’elle aurait dû, selon moi, être davantage déployée…

    « À Lubaczów, à l’automne 1943, on a massacré les Juifs de la manière suivante : on les avait tous chassés depuis leurs domiciles jusqu’à la place centrale. Les rues menant à la place avaient été barrées. Une fois sur la place, on les avait obligés à courir et on avait tiré sur eux pendant qu’ils couraient, jusqu’à les tuer tous. » [p. 63]

Merci à l’auteur pour ce service presse.

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