La Main de l’Empereur, tome 2, Olivier Gay

Présentation de l’éditeur. Les guerres koushites sont finies mais l’Empire ne connaît toujours pas la paix. Les barons profitent de la situation pour se rebeller, et la corruption règne au sein de la capitale. Aux côtés du jeune duc Gundron, Rekk reprend du service. Il peut toujours compter sur les femmes de sa vie, Bishia et Dareen, pour le guider dans la bonne direction. Mais est-ce vraiment la bonne ? Pour protéger ceux qu’il aime, le Boucher est prêt à tout.

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Mon avis. Une apothéose…

J’avais beaucoup aimé les épisodes précédents (ici, ici et ici) et subjectivement, je trouve que celui-ci les surpasse. Il m’a d’ailleurs donné l’envie de relire ceux qui, chronologiquement quant à la vie du Boucher, suivent cet opus (Les épées de glace 1 et 2) alors qu’ils ont été publiés antérieurement (vous me suivez ?).

On retrouve Rekk, à l’issue des guerres koushites, désireux de laisser derrière lui les intrigues de la Cour pour vivre pleinement son amour avec Bishia. Le souci, c’est que l’empereur ne l’entend pas de cette oreille, d’autant qu’il juge que décidément, son général est devenu par trop populaire.

Hormis un épisode au cours duquel Rekk devra se battre aux côtés du bouillonnant duc Gundron dépouillé par ses vassaux, le récit laisse « quelque peu » de côté  les combats ; pourtant, Rekk aura fort à faire dans la mission qu’il s’est assignée, avec l’apparente bénédiction de l’empereur : remettre de l’ordre dans les rues de Musheim et pour ce faire, lutter  contre la corruption (hé oui, là aussi). Le voici devenu prévôt. Sauf que le Boucher n’avait pas pris la pleine mesure de ce que son intransigeance aurait comme conséquences…

  « – Voilà, finit-il par dire, en tendant la lettre à Rekk. Par cet édit, je te nomme prévôt de Musheim et, à ce titre, responsable de l’intégralité des gardes de la ville. Je t’accorde ma confiance… puisses-tu en faire bon usage.

   – Vous ne le regretterez pas, Votre Grâce. Voici enfin l’occasion de me racheter.

   – Oui, oui, c’est ça. Rachète-toi bien.

   Rekk s’inclina bien bas puis sortit de la pièce. Bel attendit que le bruit de ses pas ait décru avant de s’autoriser un sourire.

   – Oh ! Rekk. « Je ne veux plus verser le sang des innocents mais je n’ai aucun problème avec celui des coupables. » Tu vas vite découvrir que le plus difficile, c’est de savoir qui est qui. » [p. 171]

 

J’ai particulièrement aimé le travail des personnages : malgré les méfaits commis, Rekk s’avère touchant, surtout quand, de temps à autre, on se rappelle qu’il n’a qu’une vingtaine d’années et est le jouet, parfois naïf, du pouvoir ; Dareen demeure celle que l’on a connue précédemment ; Bishia reste fidèle à elle-même… (tout est dans les points de suspension) ; s’ajoute un personnage qui attire inévitablement l’attention : Bahus, un géant désireux de se mesurer à Rekk, quoi qu’il puisse lui en coûter.

Quant à la fin,  qui permet de « boucler la boucle », elle est grandiose. Ni plus. Ni moins.

 

Ce titre entre dans le challenge de La Licorne, 4.

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