N’oublier jamais, Michel Bussi

Présentation de l’éditeur. À Yport, parti courir sur la plus haute falaise d’Europe, Jamal a d’abord remarqué l’écharpe, rouge, accrochée à une clôture. Puis la femme, incroyablement belle, la robe déchirée, le dos face au vide, les yeux rivés aux siens. Jamal lui tend l’écharpe comme on tend une bouée. Quelques secondes plus tard, sur les galets glacés de la plage déserte, gît le corps inerte de l’inconnue. À son cou, l’écharpe rouge.
Tout le monde pense qu’il l’a poussée. Il voulait simplement la sauver.
C’est la version de Jamal. Le croyez-vous ? 

Noublierjamais

Mon avis. Une fois est moins coutume, c’est une de mes anciennes élèves qui m’a prêté ce livre et m’a proposé de le lire (merci, Clara). Je me suis donc volontiers exécutée.

Mise en situation (petit clin d’œil aux enseignants) : Jamal effectue son jogging quotidien dans la froidure d’Yport ; il a en effet décidé de participer à une course d’endurance, l’Ultra-Trail du Mont-Blanc, malgré/à cause de/grâce à sa prothèse, et pour ce faire, il se doit de suivre un entrainement draconien. C’est au cours de son périple matinal que, par un malencontreux concours de circonstances, il se retrouve nez à nez avec une sublime jeune femme qui se jette dans le vide sous ses yeux.

Le hic, c’est que personne ne semble croire à sa version, si bien qu’il devient vite le suspect, puis le coupable, idéal : vous pensez bien, comme il (se) le répète à de multiples reprises, « à bien y réfléchir, n’est-il pas plus facile de croire la version des flics et des experts plutôt que celle d’un Arabe infirme qui bosse chez les fous ? ». [p. 91]

Difficile de poser le lire une fois que je l’ai eu commencé tant je voulais savoir ce qu’il allait advenir de Jamal, voire si ce qu’il racontait au lecteur correspondait à la réalité, ou à sa réalité.

  « Mon seul témoignage contre celui de tous les autres.

   Qui, désormais, pourrait me croire ?

   Qui pourrait encore parier sur mon innocence ?

   Personne…

   Personne sauf vous ? » [p. 281]

Deux bémols cependant : l’écriture aurait gagné à être davantage « travaillée » ; en outre, les rebondissements de la dernière partie sont, à mon sens, un tantinet trop nombreux.

Ce titre entre dans le challenge de La Licorne, 5è édition.

Licorne5

Publicités

3 réflexions au sujet de « N’oublier jamais, Michel Bussi »

  1. Une lecture plaisante sans plus …..et je partage tes deux bémols. ….
    J’ai lu 2 ou 3 Bussi après « Les nymphéas noirs » et j’ai toujours été déçue par comparaison avec ce roman …..

    J'aime

  2. Je pense que c’est le premier roman de Bussi que j’ai lu et j’ai beaucoup aimé avant d’avoir un grand coup de coeur pour « Nymphéas noirs ».
    Je suis l’auteur pas à pas maintenant ou plutôt livre à livre.
    Bon weekend.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s