Sharko, Franck Thilliez

Présentation de l’éditeur. « Sharko comparait toujours les premiers jours d’une enquête à une partie de chasse. Ils étaient la meute de chiens stimulés par les cors, qui s’élançaient à la poursuite du gibier. A la différence près que, cette fois, le gibier, c’était eux. »

Le lieutenant Lucie Henebelle a tiré sur un homme en dehors de toute procédure. Pour la protéger, son compagnon Franck Sharko, lui aussi flic au 36 quai des Orfèvres, a maquillé la scène de crime. Ils vont récupérer l’affaire. Celle d’un type retrouvé dans sa cave, mort d’une balle dans la gorge.
Y a-t-il plus infernal, quand on est flic, que de devoir enquêter sur son propre crime ?

Couverture Franck Sharko & Lucie Hennebelle, tome 6 : Sharko

Mon avis. Un bon moment, comme souvent avec Thilliez…

J’ai fait un bond dans le temps avec cet opus puisque le dernier lu de la saga Sharko/Henebelle était La mémoire fantôme, mais mon (toujours gentil) kiné m’ayant prêté Sharko, je m’y suis lancée et n’en ai fait qu’une bouchée – une lampée, devrais-je dire eu égard aux circonstances – .

Le couple sera cette fois confronté à une situation susceptible de faire voler en éclats leur existence, avec des conséquences dramatiques, non seulement pour eux mais également pour leurs jeunes enfants, Jules et Adrien.

Pour faire plaisir à sa tante dont le mari maintenant décédé était policier à la retraite, Lucie accepte d’enquêter discrètement sur un homme soupçonné de tremper dans un enlèvement. Alors qu’elle a pénétré dans la maison apparemment vide de l’individu pour fouiner, elle est surprise par celui-ci et c’est in extremis qu’elle l’abat pour sauver sa vie.

Problèmes : elle a agi en dehors des clous et a commis un homicide ; en outre, même si la cave de la victime donne à penser qu’il avait « des choses » à se reprocher, rien ne dit qu’il était impliqué dans l’enlèvement évoqué précédemment.

« Solution » : appeler Franck en espérant (désespérément) qu’il aura une idée pour la/les sortir de ce pétrin.

   « Sharko jeta un œil vers le cadavre.

    – Je ne vois plus que la dernière option… On récupère l’affaire. On enquête sur ton propre meurtre. » [p. 51]

   « Il pouvait passer à la seconde étape. La pire.

    Il s’approcha de l’établi où se trouvait l’aquarium et s’empara du scalpel. » [p. 56]

Difficile de lâcher le livre une fois qu’on l’a commencé. Je mettrai particulièrement en évidence deux éléments : le travail extrêmement fouillé de documentation qu’a dû fournir l’auteur, notamment autour de la « problématique du sang », pour que l’ensemble soit cohérent ; la faculté d’instiller un malaise lancinant de façon à ce que le lecteur soit attentif à chaque détail susceptible de « faire plonger » Henebelle et Sharko. J’ai aussi beaucoup apprécié Nicolas, qui tente de se raccrocher à ses facultés d’enquêteur, lui qui a tout perdu lors de la mort de sa compagne – dans un roman précédent que je n’ai pas lu.

Ce titre entre dans les challenges de La Licorne 5 et « Lire sous la contrainte ».

https://lemondedepaikanne.files.wordpress.com/2018/11/a99c0-lialeetsang.png

challenge Lire sous la contrainte

3 réflexions au sujet de « Sharko, Franck Thilliez »

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