Les Questions dangereuses, Lionel Davoust

Présentations de l’éditeur. 1637 : Qui a assassiné le docteur Lacanne, en plein château de Déversailles ? Pour connaître la réponse à cette question, le mancequetaire Thésard de la Meulière, son libram à la main, est prêt à résoudre les énigmes les plus perfides… jusqu’aux confins de l’indicible.

Couverture Les Questions dangereuses

Mon avis. Une courte plongée dans le siècle dix-septième bellement revisité…

Dans ce bref récit de Lionel Davoust (Port d’Âmes), le lecteur se retrouve au cœur d’un passé  qu’il connaît généralement bien grâce aux romans/films historiques évoluant dans un contexte de « cape et d’épée ». Point d’épée ici puisque les armes dont il est question sont les mots, mais il est vrai que ceux-ci se révèlent parfois des pointes assassines, sources de bien des maux.

Libram à portée de main, et malgré les réticences de son mentor d’Arctengente, le mancequetaire Thésard de la Meulière décide d’enquêter sur l’assassinat du docteur Lacanne, médecin attitré de sa Majesté Léonie Lebensfreude de Légatine-Labarre, reine de France.

Durant ses recherches, il aura fort à faire pour lutter contre des adversaires eux aussi férus de logique et de réflexion, dégainant à qui mieux mieux des questions alliant traits d’esprit et saillies verbales.

   « En sa qualité de mancequetaire du roi, Thésard de la Meulière était un des esprits les plus acérés du royaume, mais non pas de ces péripatéticiens qui soupèsent les graves énigmes de l’existence jusqu’à périr rongés de ne point avoir trouvé de sens à leurs Questions ; au contraire, il maniait la Question comme d’autres la balle au jeu de paume, avec précision et violence, en défi, en outil servant à remporter la victoire. » [p. 27]

    » – Je peux plier comme le roseau, car ma force est dans mon sceau. Je suis garant de la connaissance, sans moi règne l’ignorance, qui suis-je ?

    – Le papier ! Enfin, messire, croyez-vous piéger une femme de lettres avec une Question aussi simple ? » [p. 40]

Le livre poursuit sa route avec un entretien entre l’auteur et Nicolas Barret où, sous forme de questions/réponses (!), Lionel Davoust évoque pêle-mêle son travail, ses propres lectures et bien sûr ce texte qu’il qualifierait « de surréaliste ascendant énervé » [p. 83].

Merci aux éditions ActuSF pour cette découverte hors du commun.

Ce titre entre dans le challenge de La Licorne, 5.

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