Les Galeries hurlantes, Jean-Marc Dhainaut

Présentation. Karine, dix ans, joue avec un ami imaginaire. Tout ce qu’elle sait, c’est son âge et qu’il n’aime pas Alan Lambin, le spécialiste en paranormal que son père, désemparé et dépassé par une succession de phénomènes étranges, a appelé à l’aide. Et si l’origine de tout cela se trouvait dans les anciennes galeries minières existant toujours sous ce village du Nord ? Le seul moyen d’accéder à ce dédale oublié de tous serait les sous-sols d’un hôpital abandonné et hanté par le souvenir de tous ceux qui y laissèrent leur vie, un matin d’hiver, treize ans plus tôt.

Couverture Les Galeries hurlantes

Mon avis. J’ai retrouvé Alan – et Mina – avec grand plaisir…

1987. Dans cette enquête, Alan Lambin est amené à se rendre dans une cité minière du nord de la France, au sein d’une famille dont la jeune maman est décédée, la grand-mère « perd la boule », le papa s’adonne plus souvent qu’à son tour aux « délices » de l’alcool et la petite-fille converse « naturellement » avec son ami imaginaire qui voit d’un très mauvais œil débarquer le « chasseur de fantômes ». Mina restera cette fois en Bretagne, souci de santé oblige.

   « À chaque marche, il se retournait, toujours obsédé par les mêmes sensations : celles de ne pas être seul, celles d’être observé. Combien de nuits, déjà, s’était-il éveillé en sursaut ? Ouvrant les yeux dans le noir, sentant un souffle sur son visage, une voix murmurant son prénom. Une respiration si proche qu’il en sentait la chaleur. Ces bruits de pas sur le plancher, combien de fois l’avaient-ils pétrifié sous ses couvertures ? À force de constater que sa chambre était vide, se blottir sous ses draps était tout ce qu’il pouvait faire, comme un enfant terrorisé par les monstres qu’il imaginait sous son lit. Il en avait presque honte en pensant que sa fille semblait plus détachée et courageuse que lui. » [p. 7]

L’atmosphère est particulièrement oppressante ; elle atteint son paroxysme lorsque Alan – et cheminant à ses côtés, le lecteur – se rend au cœur même des galeries minières, là où un drame s’est joué des années auparavant, ensevelissant « tout » sur son passage. Tout ou presque.  Parallèlement s’installe un malaise lancinant relatif à Mina, si bien que l’on en arrive à se demander quand/si l’on pourra reprendre son souffle…

   « Sans trop se l’expliquer, cette entité avait tendance à revenir dans ses pensées ces derniers temps. Mais pour l’heure, si l’avoir vu surgir dans son cauchemar l’angoissait, une autre question le hantait : pourquoi l’avait-il vu s’en prendre à Mina ? S’il le pouvait, il sauterait immédiatement dans le premier train pour rentrer. » [p. 108]

Merci aux éditions Taurnada pour ce partenariat.

Bande-annonce

Ce titre clôture le challenge de La Licorne 5.

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