Je voulais juste être libre, Claire Gratias

Présentation. Pourquoi Manon, 16 ans, réputée pour être une fille très sage, s’est-elle enfuie de chez elle un soir de juin ? Pourquoi sa mère a-t-elle attendu si longtemps avant de signaler sa disparition ? Pourquoi Salomé, qui était pourtant sa meilleure amie, n’a-t-elle plus aucune nouvelle d’elle ? Et pourquoi Valentin ne veut-il pas révéler jusqu’où il a accepté d’aller par amour pour Manon ?

Si chacun confie ce qu’il sait, peut-être percera-t-on, au final, l’énigme de cette étrange disparition – celle d’une jeune fille qui rêvait juste d’être elle-même, en toute liberté.

Couverture Je voulais juste être libre

Mon avis. Chronique d’un drame annoncé ?

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas, les lectures non plus. Autant j’ai peu apprécié ma lecture précédente, autant j’ai beaucoup aimé ce roman, lu – cela ne m’arrive pas souvent – d’une traite.

Ce récit en cinq actes est construit sous la forme d’un puzzle dont le lecteur sera chargé d’assembler les pièces. Ainsi, divers témoignages relatent, par bribes, les faits susceptibles d’expliquer la fuite de Manon qui, du jour au lendemain, quitte la maison « familiale » : Salomé, sa meilleure amie ; Madame L., sa mère ; Valentin, son ami… et bien d’autres qui, à un moment ou un autre, ont croisé sa route, avant ou après sa disparition. Kaléidoscope d’impressions éclairant le lecteur qui, de la sorte, retrace l’itinéraire de l’adolescente.

Malgré cette structure particulière, jamais l’on ne se perd dans les fils de cette trame ; j’ai été harponnée et n’ai pas pu lâcher le livre, d’autant qu’une insidieuse tension semble sourdre des mots posés par chacun sur les circonstances de cette « fugue ».

   « Excusez-moi, il faut que je me calme, mais je ne peux pas m’empêcher de penser que rien ne serait arrivé si Manon avait eu une mère normale.

    Dans ces conditions, n’importe qui aurait… explosé, vous ne croyez pas ?

   Perso, je m’étonne que Manon n’ait pas pété un câble plus tôt. » [p. 15 – Salomé J.]

   « Et puis un jour, j’ai vu Manon.

    Il m’a suffi de croiser son regard. Là j’ai su. Elle seule pouvait combler ce manque. Ne me demandez pas pourquoi. C’était évident. » [p. 83 – Valentin Chevalier]

   « J’ignorais alors que le rôle qui m’était destiné n’était pas celui de metteur en scène. Contre toute attente, j’étais appelé à incarner l’un des personnages principaux d’un film que j’aurais voulu ne jamais voir. » [p. 133 – Valentin Chevalier]

Un roman à proposer aux élèves du deuxième degré.

Merci aux éditions Le Muscadier pour ce partenariat.

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