La neuvième tombe, Stefan Ahnhem

Présentation. Une glaciale nuit d’hiver, à Stockholm, le ministre de la Justice disparaît sur le court chemin entre le Parlement et sa voiture. La même nuit, au Danemark, la femme d’un célèbre présentateur est violée et assassinée chez elle. Les jours suivants, d’autres corps mutilés sont retrouvés de part et d’autre de l’Oresund. Fabien Risk et son homologue danoise Dunja Hougaard sont chargés de l’enquête. 

Couverture La neuvième tombe

Mon avis. Une immense toile qui m’a solidement agrippée pour ne plus me lâcher…

J’ai souvent apprécié les récits scandinaves et ce fut à nouveau le cas avec cette « neuvième tombe » pourtant exigeante ; en effet, la toile tissée ici est tellement étendue, les personnages si nombreux qu’il est impossible de lire « distraitement » le roman. Il est donc nécessaire d’accepter cette immersion…

Après un prologue qui ne prendra sa pleine mesure qu’à la fin du récit, le lecteur découvre deux enquêtes : la première, menée par Fabian Risk et – bientôt – sa collègue Malin Rehnberg, se déroule en Suède où le ministre de la Justice s’est littéralement « volatilisé ».

   « S’il résumait la situation, le ministre de la Justice a disparu dans des circonstances mystérieuses et son patron l’a chargé personnellement de mener une enquête secrète pour le retrouver. » [p. 40]

La deuxième commence au Danemark avec le viol et l’assassinat sauvage de la femme d’un présentateur vedette ; c’est Dunja Hougaard, entre autres, qui est chargée des investigations.

   « Et maintenant, elle était couchée seule dans son lit, nue, baignant dans le sang qui avait coulé de son vagin et d’une série de plaies sur le torse. Elle approcha du cadavre et vit que les blessures étaient trop larges et trop profondes pour avoir été causées par un simple couteau. Il avait fallu une arme plus lourde et plus grande pour traverser la chair sur plusieurs épaisseurs, et à certains endroits, trancher les tendons et les os. » [p. 92]

Ce meurtre n’est que le premier d’une longue série qui entrainera les enquêteurs, de part et d’autre de la frontière suédo-danoise, sur diverses pistes, mais l’assassin est particulièrement intelligent, retors et organisé (!), si bien qu’arriver à l’identifier relève de la gageure.

Apparaissent en outre, de temps à autre, des pages relatant l’enlèvement/la claustration de (futures) victimes que l’on ne connait pas.

Nous suivons donc en alternance les deux équipes, centrées sur des personnages à la personnalité affirmée et dont la vie personnelle – extrêmement agitée – s’efface trop souvent face à la vie professionnelle – qu’il s’agisse de Fabian, Malin ou Dunja -, alors que ces enquêtes se muent en obsession, avec un criminel qui semble toujours avoir une longueur d’avance.

   « Tout cela était possible. Savoir si c’était vrai était une autre question et si on demandait à Dunja de se prononcer, elle émettrait quelques doutes. Car rien de tout cela ne lui paraissait vraisemblable. Cependant, quelque chose lui disait que, dans cette enquête, elle allait devoir éviter de s’arrêter à ce qui était vraisemblable. » [p. 145]

Des investigations menées tambour battant ; un bémol cependant : des situations/circonstances parfois exagérées.  À noter que le (nébuleux) dernier chapitre appelle la suite…

Traduction : Caroline Berg.

Titre VO (suédois) : Den nionde graven (2015).

Parution le 4 septembre 2019.

Merci à Babelio et aux éditions Albin Michel pour ce partenariat.

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2 réflexions au sujet de « La neuvième tombe, Stefan Ahnhem »

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