Le paradoxe du dimanche

Quoi de plus approprié qu’un dimanche gris, pluvieux, tristounet, pour jeter sur papier/tapoter sur le clavier quelques réflexions accordées au temps.

Quand on vit seul(e), un petit/gros coup de blues peut parfois s’immiscer au fil de la journée dominicale. Si je prends mon cas – je n’ai nullement la prétention de généraliser -, c’est le jour où il m’arrive souvent de n’avoir rien prévu de particulier, en dehors d’une « confrontation avec moi-même » – et je peux parfois être compliquée – (!).

La journée commence souvent dans la bonne humeur : puisque aucune visite n’est prévue, ni dans un sens, ni dans l’autre, je peux me lever quand je le sens, déjeuner quand/si je le sens – le café est quand même obligatoire -, m’habiller quand/si je le sens. Et ça, c’est très chouette. Impression de souffler en quelque sorte.

Il arrive que les choses se corsent quand la journée s’étire, que les « tâches matérielles » ont été effectuées : avoir replié le linge mis à sécher la veille, avoir préparé le dîner, avoir (éventuellement) fait la « petite vaisselle », avoir corrigé l’un ou l’autre texte…

Alors se pointe l’éventail de ce que j’ai envie de faire : ranger, lire, regarder un (deux, trois) épisode(s) de l’une ou l’autre série, continuer l’enregistrement d’un roman audio, écrire un article pour le blog (!)…

Alors se pointe parfois un petit coup de blues car on peut se sentir seul(e).

Entendons-nous bien, je ne parle pas de la « véritable solitude », celle qui vient du fait que l’on sait ne pouvoir compter sur personne : les enfants, la famille, les amis, les connaissances même sont bien présents. Et je peux leur faire signe si nécessaire. Mais je n’en ai pas forcément l’envie. Et ce ne sera pas nécessaire car le blues du dimanche s’estompera, comme toujours jusqu’à présent.

Mais quand même, une (ou deux) épaule(s) sur la(les)quelle(s) (tendrement, amoureusement) m’épancher, ma foi, ça me tente parfois…

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4 réflexions au sujet de « Le paradoxe du dimanche »

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