L’ivre de mots, Stéphane De Groodt

Présentation. Par amour des mots, on sème tant, que la récolte livre parfois quelques pensées fugaces.

    C’est donc le fruit de cette cueillette que je vous propose ici, en ouvrant le bal par l’exercice de la dédicace. Mais comme il me fallait choisir celui ou celle que je souhaitais honorer de cette tradition littéraire, j’ai choisi de ne pas choisir…

    C’est ainsi que je dédie ce livre « au Goncourt qui ne l’aura pas, et réciproquement », mais aussi « à Einstein, qui m’a appris à relativiser », « au pain perdu et au plaisir retrouvé », ou encore à ces autres, couchés sur papier au « hasard du je et de l’amour ». En fait, cet ouvrage est dédié à vous. Émois…

    Après ces hommages aux intérêts divers, je me suis laissé aller à quelques pensées vagabondes. C’est donc la tête dans les étoiles, que mes idées passaient de lune à l’autre. De ces philosophes qui en font parfois tout une Montaigne, aux femmes à ventre dont je loue le courage en passant par l’histoire d’avant et Ève, ou de Molière, magnifique comédien, qui pourtant n’eut jamais de Molière.

    Ivre de mots, je vous invite à partager ces quelques vers.

    Qui mime me suive…

Couverture L'ivre de mots

Mon avis. Une exquise régalade…

Il est des livres qui faut picorer de-ci de-là car chaque phrase cisèle en quelques mots/maux une histoire.

Rien à expliquer, tout à saisir dans l’instant. L’immédiateté du jeu sur les mots et les sonorités.

Rien à (mé)dire, tout à savourer. En un délicieux cocktail poétique qui rappelle deux compatriotes du sieur De Groodt et que j’aime beaucoup aussi : l’inénarrable Jean-Luc Fonck (Sttellla) et l’excellent Jacques Sternberg.

Je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous ces (dé)tours…

   « À cette page blanche,

 qui ne l’est plus. » [p. 10]

   « À mon éditeur, que j’ai failli rendre éditriste

à force de trop méditer. » [p. 22]

   « À Dieu s’il existe encore.

Adieu s’il n’existe plus. [p. 35]

   « À ces joueurs de foot qui n’ont pas que 2 buts dans la vie. » [p. 55]

   « À Édouard Baer, magnifique improvisateur.

Navigateur salutaire d’entre les mots. » [p. 60]

   « À ces acteurs et actrices, qui aiment se faire photo gratifier. » [p. 73]

 

   « Le soleil est une boîte

de rayons de couleurs. » [p. 82]

   « Le temps, c’est le vent qui se lève

et balaie les jours. » [p. 85]

   « Ado, l’essence de l’adulte. » [p. 103]

   « Je gagne aux échecs, et je perds aux réussites. Cherchez l’erreur. » [p. 108]

   « Si le temps n’existe pas,

quel leurre est-il ? » [p. 119]

   « Lorsque sonne automne,

l’hiver lui prête une oreille attentive. » [p. 153]

« Je l’aime,

c’est mon

âme-heureuse. » [p. 155]

« Pour certains,

JFK n’était qu’un président à 2 balles. » [p. 185]

« Le type a lâché un vent

et puis il est parti.

Délit de fuite… » [p. 201]

« Hanouna. Telle est la réalité. » [p. 224]

Illustrations : Antoine Moreau-Dusault.

Nul doute que si j’avais pu continuer à enseigner, cet ouvrage aurait trouvé sa place dans le tiroir-du-bureau-de-ma-classe…

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