Vindicta, (Sire) Cédric Sire

Présentation. « On entre, on prend le fric, on ressort. Personne ne sera blessé. »

Leur plan semblait sans risque. Le bijoutier ne porterait pas plainte pour ce braquage car son argent est d’origine illégale. Damien, Élie, Audrey et Driss s’imaginaient avoir trouvé la réponse miracle à tous leurs problèmes. Mais maintenant, l’irréparable est commis et un monstre vengeur est lâché à leurs trousses.

UN FLIC EN CHUTE LIBRE

Fraîchement muté dans un groupe de surveillance, Olivier est loin d’imaginer que la planque qu’on lui a assignée fera de lui le témoin clé d’un cyclone meurtrier, dans le sillage d’un tueur glacial et méthodique que rien ne semble pouvoir arrêter. Des déserts du Moyen-Orient aux villes sombres et silencieuses du territoire français, quand la vindicte est en marche, plus rien ne peut vous sauver.

UNE TRAQUE HALETANTE SECOUÉE DE FAUSSES PISTES

Pur instrument de torture et de mort, il n’a pas de nom, pas de visage, l’habitude de tuer et un cimetière de cadavres derrière lui. Mais dans cette affaire, pas de contrat. Cette fois-ci pour lui : c’est personnel.

Couverture Vindicta

Mon avis. Haletant. Épuisant. « Torturant »…

Commencer un roman de Cédric Sire – que je continue en mon for intérieur à appeler spontanément Sire Cédric -, c’est être certain(e) de passer un « bon » moment, ou plus exactement être happé dans une enquête qui engloutit tout sur son passage avec, çà et là, des passages « difficiles » (euphémisme).

Gros plan sur un quatuor désireux de « faire un coup » qui leur permettra de s’enrichir. Facilement. Proprement. En un tournemain. Oh bien sûr Audrey, la petite amie de Damien, est un brin réticente : une certaine appréhension – pour ne pas dire une appréhension certaine – la titille, mais puisque Damien ne cesse de lui répéter que c’est « du tout cuit »…

   « Audrey peine à se l’avouer, elle joue les dures, mais sous la surface, au plus profond de ses tripes, elle a conscience du danger. Ce qu’il s’apprêtent à faire est fou.

   Braquer un bijoutier

   Elle ne dort pas. Ses pensées refusent de se calmer. L’appréhension. L’excitation. Le doute, malgré tous ses efforts pour ne pas le nommer ainsi. » [p. 27]

Côté flics, focus sur Olivier Salva, récemment rétrogradé dans une brigade de surveillance en raison de malversations. S’il veut ne pas ficher définitivement en l’air une carrière déjà bien compromise, il a intérêt à filer doux. Autant dire mission impossible pour cet homme de (sou)terrain…

   « Un placard.

   Salva ne peut s’en prendre qu’à lui-même. Il est ici par sa faute après tout. Lui qui n’a toujours juré que par la montée au feu, les pics d’adrénaline, les résultats arrachés à force de travail au corps, les prises à partie avec les délinquants…  » [p. 62]

Pour « lier la sauce », des pages en italiques relatant les exactions (re-euphémisme) d’une unité d’élite chargée des plus viles besognes au Moyen-Orient ; un tueur dont la rigueur n’a d’égale que le « raffinement » des supplices infligés à ses victimes ; une auteure d’albums pour enfants…

Difficile de déposer le roman une fois qu’on en a tourné la première page ; difficile de rester insensible aux quatre jeunes qui – on le comprend très vite – risquent leur vie suite à la « débâcle » du braquage ; difficile de rester insensible à Salva qui ne cesse de « s’enfoncer » ; difficile de rester insensible au sort subi par les victimes, passées, présentes et futures, du tueur.

   « Il sait que, lui, ne dormira pas cette nuit. »

   Il se demande s’il dormira à nouveau un jour. » [p. 153]

   « – Au secours… gémit-il, tout en sachant que personne ne l’entend.

   Que personne ne viendra à son secours à présent.

   Il est tiré en arrière.

   La porte refermée. » [p. 260]

Quant à la fin, elle est à la hauteur du reste…

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