Cuits à point, Élodie Serrano

Présentation. Gauthier Guillet et Anna Cargali parcourent la France pour résoudre des mystères qui relèvent plus souvent d’arnaques que de véritables phénomènes surnaturels. Mais leur nouvelle affaire est d’un tout autre calibre : pourquoi la ville de Londres subit-elle une véritable canicule alors qu’on est en plein hiver et que le reste de l’Angleterre ploie sous la neige ?

Se pourrait-il que cette fois des forces inexpliquées soient vraiment en jeu ?

Mon avis. Un très bon divertissement…

Le lecteur suit un couple de démystificateurs, Gauthier Guillet et Anna Cargali, le maître et la collaboratrice – constamment ravalée au rang d’élève par le premier. Leur métier ? Parcourir les régions de France où leur expertise est requise afin d’évaluer si les manifestations potentiellement surnaturelles survenues çà et là peuvent s’expliquer de manière rationnelle. Ou plus précisément prouver qu’elles ne peuvent s’expliquer que par la raison. Gauthier Guillet en est en tout cas certain à 1000 pour cent.

   « Il lui lança un coup d’œil agacé, ses épais sourcils gris froncés. Il détestait être interrompu quand il creusait sa tranchée. D’un autre côté, Anna n’appréciait pas qu’il cogite en silence, cela l’empêchait de participer. Il fallait bien que Gauthier finisse un jour par admettre qu’elle n’était plus une élève dans l’attente respectueuse de ses conclusions pompeuses. » [p. 11 – 12]

Conviés par la chambre des Lords, ils se retrouvent à Londres où la température est anormalement élevée alors qu’en cette période de l’année, le froid devrait être prégnant.

   « Alors qu’elle admirait tout cela, l’Italienne songea qu’elle avait chaud. Vraiment. Avec une moue perplexe, elle se débarrassa de l’épaisse pelisse  passée avant de descendre du dirigeable. Puis de son veston. Même une fois enlevées ces couches, son inconfort persistait. Comme si elle se trouvait dans son pays natal en plein mois d’août. Sauf qu’ils étaient en Angleterre au cœur de l’hiver. » [p. 31 – 32]

L’enquête commence alors pour cet « improbable duo » : un « vieux bougon » – pas vieux du tout, en fait, et qui risque bien de voir ses convictions ébranlées – et une féministe (presque) avant l’heure… auxquels s’adjoignent Anton, un démystificateur anglais à l’esprit très ouvert – contrairement à Gauthier – et sa jeune nièce Maggie.

J’ai aimé suivre les (més)aventures du quatuor ; j’ai aimé détester Gauthier et sa mauvaise foi ; j’ai aimé Anna et ses revendications féministes, explicites ou implicites ; j’ai aimé Anton et ses querelles incessantes avec le Français ; j’ai aimé la ténacité de Maggie..

Bref, j’ai passé un très bon moment en leur compagnie et les retrouverais bien volontiers…

Un grand merci à ActuSF pour ce partenariat.

Une réflexion au sujet de « Cuits à point, Élodie Serrano »

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