Territoires, Olivier Norek

Présentation. À Malceny, dans le 93, on est habitués aux règlements de comptes. Mais un nouveau prédateur est arrivé en ville et, en quelques jours, les trois plus gros caïds du territoire sont exécutés. Le capitaine Coste et son équipe vont devoir agir vite, car leur nouvel ennemi s’implante comme un virus dans cette ville laissée à l’abandon, qui n’attend qu’un gramme de poudre pour exploser. Une ville où chacun a dû s’adapter pour survivre : des milices occultes surentraînées, des petits retraités dont on devrait se méfier, d’inquiétants criminels de 12 ans, des politiciens aveugles mais consentants, des braqueurs audacieux, des émeutiers que l’État contrôle à distance de drone. Et pendant ce temps, doucement, brûle la ville.
La dernière affaire du capitaine Coste ? Elle se passe en enfer… 

Couverture Territoires

Mon avis. Une cocotte-minute…

Après quelques lectures en demi-teinte, j’avais besoin d’une « valeur sûre », c’est pourquoi je me suis lancée dans la découverte de ces territoires… à mille lieues du mien, Dieu merci.

Le récit commence par quelques « liquidations » rondement menées ; oh en aucun cas de grandes pertes puisque ce sont trois caïds qui ont été (pas) proprement éliminés. Le souci, c’est que ces exécutions ne présagent rien de bon car le « successeur » étend sa gangrène, verrouillant d’ores et déjà son territoire

   « – Et c’est la merde. On ne m’en a pas dit plus, mais ça bouge dans les bureaux. Réunion en urgence. Rapplique au plus vite, t’es déjà en retard.

    Comme supposé, l’arbre qui cache la forêt. Coste aimait bien avoir raison, même si la plupart du temps ça pouvait flinguer ses journées. » [p. 47]

   Son équipe au complet tenta de l’interrompre, comme si ce qu’il s’apprêtait à dire pouvait déclencher une malédiction.

   – Termine pas ta phrase, Victor !

   – Tu vas nous jeter l’œil !

   Il s’amusa de leur superstition, un sourire aux lèvres.

   – Quoi ? Les enfants… Qu’est-ce qui peut bien nous arriver de grave en deux semaines ? » [p. 56]

J’ai bien sûr apprécié retrouver Coste et son équipe, Ronan, Sam et Johanna, soudée comme de coutume. Mais le regard posé sur la manière dont notre société « gère/gerbe » les banlieues sensibles vaut le détour : de manipulatrice en manipulée, la gent politique en prend pour son grade, détournant « pudiquement » les yeux quand cela s’avère nécessaire, tout en « remuant – de loin si possible – la merde »…

   « Bibz n’avait pas le sentiment d’être allé trop loin. « Trop » était une notion qu’il définissait assez mal. Il avait toujours vécu dans le trop. Trop pauvre, trop violent, trop seul. Un père inconnu, une mère alcoolique. Un premier frère en prison pour avoir vengé le second dans une histoire dont personne ne se rappelait le début. Une éducation à coups de poing ou de ceinture en fonction du bourreau. Il avait rapidement appris la nécessité de se faire respecter à tout prix, de ne jamais baisser les yeux – même devant une bonne rouste -, et la certitude qu’à tout coup donné il fallait en rendre cent. Bibz était trop jeune, trop petit. Une proie facile. Il avait dû s’endurcir au-delà du raisonnable. » [p. 71]

Un « tourne-pages » efficace…

Code 93 ; Territoires ; Surtensions ; Entre deux mondes ; Surface.

Une réflexion au sujet de « Territoires, Olivier Norek »

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