La dernière geste, Deuxième chant : L’héritage du rail, Morgan of Glencoe

Présentation. Alors que la nouvelle se répand en Keltia, Yuri, ramenée de force à l’ambassade du Japon, est déterminée à reprendre sa liberté malgré tout. Mais comment fuir, et où trouver refuge? Seul le Rail seul désormais capable de lui donner asile …

Couverture La Dernière Geste, tome 2 : L'Héritage du rail

Mon avis. De nouveau un régal…

J’avais beaucoup apprécié le premier opus et me demandais si la suite serait du même tonneau : c’est le cas. Aucune hésitation à avoir donc avant d’y plonger…

Le récit s’ouvre sur la scène de désolation suite au combat qui a opposé les soldats du prince Louis-Philippe aux Rats. Un carnage. Nekohaima Kenzô, le père de Yuri, pleure Sir Edward Longway, feu son meilleur ami-ennemi.

« Près du Saule, l’eau du bassin était rouge de sang. Au pied de l’arbre gisait la corde qui avait retenu Yuri, la propre fille de Kenzô. Yuri qui avait fui le mariage qu’il lui imposait avec Louis-Philippe. Yuri, que les Rats avaient recueillie et, pour qu’elle survécût à la vindicte de son royal fiancé, avaient finalement fait passer pour leur prisonnière. Yuri, que Kenzô avait encore une fois échoué à protéger. » [p. 11]

Yuri a réintégré l’ambassade du Japon, mais sa détermination à échapper au destin que son père a tracé pour elle est davantage encore renforcée. Parallèlement, le sort de Bran est suspendu à un fil extrêmement ténu, même s’il est acquis que Ren fera tout ce qui est en son pouvoir pour que la vie ne déserte pas définitivement la jeune Selkie… d’autant qu’elle a – en théorie du moins – de grandes choses à accomplir…

Quel plaisir de retrouver les personnages que nous avions été contraints de laisser en bord de page, attendant que ce deuxième tome nous permette de recroiser leur route.

Pour Yuri, le problème consiste désormais à savoir ce qu’elle fera de sa liberté si elle parvient à tourner définitivement le dos à Louis-Philippe, un prince qui se chauffe d’un bois extrêmement solide alors que l’on aurait pu imaginer qu’il s’apparenterait davantage à un roitelet qu’à un monarque, une fois son heure venue.

La Capitaine Trente-Chênes, quant à elle, ne s’en laisse toujours pas conter et mène son petit/grand monde de main de maîtresse. Le colonel Riûzaki et le lieutenant (hybride) HA-17, tous deux assignés à la protection de Yuri, reprennent également du service, aussi attachants l’un que l’autre, et bien malmenés dans leurs convictions…

Outre les personnages fouillés et nuancés, les thèmes abordés comme la quête/la réalisation de soi ou la différence, la langue délicieusement travaillée est à elle seule une cerise sur un gâteau déjà très savoureux où le lecteur court de découverte en découverte. Un régal, vous disais-je... Vivement la suite !

Un grand merci aux éditions ActuSF pour ce partenariat.

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