Un nom sur la liste, Monica Hesse

Présentation.

ALLEMAGNE, 1945.

LA GUERRE EST FINIE POUR TOUS.

SAUF POUR ZOFIA.

Zofia Lederman, 18 ans, a été brisée par les camps. Son corps commence à guérir, mais pas son esprit. Elle n’a qu’une chose en tête : la promesse qu’elle a faite à son petit frère Abek, trois ans auparavant : après la guerre, je te retrouverai.

Dans une Europe en ruines, sa quête la mène à la rencontre d’autres survivants et toujours plus loin dans les tréfonds de sa mémoire. Saura-t-elle vivre avec les réponses qu’elle trouvera en chemin ?

Couverture Un nom sur la liste

Mon avis. Un roman à (faire) lire…

Les récits relatifs aux camps de concentration/extermination sont légion, plus rares sont ceux qui évoquent « l’après ». C’est le cas de celui-ci : « Nos esprits ne sont plus rien. Et ça, c’est le pire des riens, la raison pour laquelle ils nous ont gardées enfermées. Parce que nos cerveaux sont cotonneux, embrouillés. » [p. 12]

« Donc maintenant ce tissu à carreaux est à moi. Il fait passer à six le nombre d’objets en ma possession dans ce monde. » [p. 13]

Nous découvrons par bribes l’histoire de Zofia. La jeune femme est désormais animée par un seul objectif : retrouver son petit frère. Elle le lui a promis, elle se doit d’être fidèle à sa parole. Elle se lance alors dans une mission impossible car, à condition qu’il ait lui aussi échappé à la mort, comment retrouver sa trace dans une Europe dévastée ? En outre, Zofia a bien conscience que des pans entiers de mémoire lui font défaut, même s’il arrive que, de temps à autre, resurgisse une impression de déjà vu/entendu/ressenti.

« Ce conseil a surgi d’une partie de mon cerveau en sommeil depuis fort longtemps, tel un ours sortant de son hibernation. » [p. 153]

« Mon propre esprit m’épuise. C’est d’ailleurs ce qui est le plus épuisant. Mon propre esprit, qui me fait prendre une fermière pour ma grand-mère et qui m’empêche de savoir ce que je dois croire. Si seulement je pouvais cesser d’être en guerre avec mon esprit ! Mater le monstre. Arrêter les rêves. » [p. 197]

Elle tâche de poursuivre sa quête, vaille que vaille, avec l’aide d’autres rescapés désireux de recommencer à vivre après avoir, minute après minute, réussi à survivre. Chaque instant de vie « normale », aussi insignifiant soit-il, doit être savouré à sa juste mesure. Et puis il y a Josef…

Une perspective différente pour aborder l’innommable, à proposer dès la 3è secondaire.

Traduction (anglais USA) : Anne Krief.

Titre VO : They went left (2020).

Merci aux éditions Nathan pour ce partenariat.

Ce titre entre dans le Challenge « Un genre par mois », proposé par Iluze. Pour ce mois de janvier, Iluze proposait de lire un ouvrage historique.

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3 réflexions au sujet de « Un nom sur la liste, Monica Hesse »

  1. Je l’ai lu il y a quelques mois (en anglais) et j’ai eu un coup de coeur énorme pour ce livre, qui ne m’a pas laissé indemne émotionnellement. Je te rejoins totalement sur le fait que les livres sur l’après sont extrêmement rares, mais celui-ci est une véritable pépite.

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