Une fille au manteau bleu, Monica Hesse

Présentation. Amsterdam, 1943. Hanneke a dix-sept ans. Elle sillonne les rues à vélo afin de dénicher au marché noir les marchandises qu’on lui commande. Un jour, l’une de ses clientes lui fait une requête particulière : retrouver une jeune fille juive disparue, avant les nazis. Elle s’appelle Mirjam et porte un manteau bleu… 

Couverture Une fille au manteau bleu

Mon avis. Encore un récit à (faire) lire…

De cette auteure, j’ai beaucoup apprécié Un nom sur la liste, c’est pourquoi j’ai eu envie de découvrir ce livre-ci, paru voici quelques années. Je pressentais que je risquais de l’aimer aussi : je ne me suis pas trompée.

Hanneke est une jeune fille qui est passée maîtresse dans l’art de faire du marché noir au nez et à la barbe des Allemands – la peur au ventre lorsqu’elle se fait « héler » – dans une Amsterdam désormais occupée. C’est ainsi qu’elle parcourt la ville à vélo, se procurant ce que ses « clients » lui « commandent ».

Un jour, Madame Janssen lui demande de retrouver Mirjam, une jeune fille juive qu’elle a hébergée quelque temps et qui a disparu, sans mot dire. Le temps presse car il est évident que si les Allemands mettent la main sur Mirjam, c’est la mort assurée pour elle, à plus ou moins brève échéance.

Hanneke refuse dans un premier temps d’accéder à la requête de la vieille dame » : « Je ne devrais pas lui donner de faux espoirs en lui posant ce genre de questions, alors que je n’ai aucune intention de l’aider. » [p. 33]. Pourtant, elle finira par se lancer à la recherche de la jeune fille, ne sachant pas à quoi s’attendre, mais titillée par une certaine curiosité :

« Il doit y avoir une explication rationnelle. Les gens ne disparaissent pas dans la nature par enchantement.

Mais ce n’est pas vrai en réalité. Les gens disparaissent bel et bien dans ce pays occupé. Des centaines de personnes, arrachées à leur foyer. » [p 37]

J’ai beaucoup apprécié ce récit, très documenté, qui met en scène une « héroïne malgré elle », nuancée, qui n’en fait parfois qu’à sa tête alors que certains des « nouveaux amis » rencontrés au fil de sa quête risquent clairement leur vie. Elle y compris. La psychologie des personnages, sur fond historique, est particulièrement intéressante.

Un récit à proposer aux élèves du secondaire supérieur.

Traduction (anglais) : Anne Krief.

Titre VO (2016) : The Girl in the Blue Coat. [NB : l’emploi du déterminant article indéfini dans le titre français est difficilement compréhensible ; en effet, il n’est pas question d’une fille au manteau bleu, mais de la fille au manteau bleu].

Ce titre entre – avec retard – dans le Challenge « Un genre par mois », proposé par Iluze (récit historique pour janvier).

2 réflexions au sujet de « Une fille au manteau bleu, Monica Hesse »

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