Polar vert, 2 : Anguilles sous roches, Thierry Colombié

Présentation. Une mafia sans foi ni loi, qui se livre au trafic des poissons comme d’autres font du trafic de drogue. Des gendarmes aux aguets, prêts à « taper ». Des activistes écologiques que rien ne peut arrêter.

Et, au beau milieu de tout cela, Klervi, 17 ans, écartelée entre sa participation au trafic et son rôle d’espionne pour les gendarmes. Pourra-t-elle sauver son fiancé, son frère, ses amis d’enfance. Pourra-t-elle se sauver elle-même ?

Mon avis. Une atmosphère pesante…

J’avais beaucoup apprécié le tome 1, il en va de même pour celui-ci. Nous retrouvons Klervi en très mauvaise posture puisqu’à la fin du tome 1, son rôle de « taupe » pour la gendarmerie était sur le point d’être découvert. Si elle réussit miraculeusement à s’en sortir, on peut dire que l’ensemble du roman sera à l’image de cette première scène : la jeune femme est constamment sur le qui-vive, obligée de surveiller ses arrières, d’autant que si elle est contrainte d’informer les gendarmes, elle ne dévoile cependant pas tous les renseignements découverts, désireuse de sauver Lucas, malgré tout…

 » – Lucas ?

Lucas Royer, mon amour, mon fiancé, celui que je trahis chaque jour depuis un mois, chaque heure, chaque minute, chaque seconde. Celui avec qui je voudrais m’enfuir. Lucas Royer, l’héritier des Marées de l’Atlantique, la plus grande entreprise de mareyage de Bretagne. Et du business de civelles. » [p. 5]

Une pression énorme sur les épaules de Klervi qui doit ménager la chèvre et le chou, et si elle avait éventuellement pu croire que les choses se dérouleraient sans heurts, elle va vite déchanter. Le danger se fait de plus en plus présent, notamment lors des « transactions » avec des truands pour qui seul compte le profit…

« Disparaître.

Je suis sur le bord de la falaise, le vent me chahute, j’hésite à franchir le pas.

Je m’imagine dans un an ou deux, seule, en train de me dire : « J’aurais dû sauter à ce moment-là, quand je le pouvais encore. Si je m’étais sacrifiée, si j’avais osé changer le cours de l’histoire, rien ne se serait passé pareil, personne n’aurait été atteint, blessé, coulé par la sale espionne que je suis devenue…

Le vent me pousse dans le dos, je donne soudain un coup de rein pour me redresser.

Je tremble. » [p. 137]

Un grand merci aux éditions Milan pour ce partenariat. Vivement la suite…

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s