La Chronique des Rokesby, 1 : À cause de Mlle Bridgerton, Julia Quinn

Présentation. 1779, comté du Kent. Tout commence dans la résidence des Bridgerton, Aubrey Hall, une génération avant la naissance du premier des huit descendants d’Edmund et Violet Bridgerton.

La demeure la plus proche, Crake House, est le fief des Rokesby et de leurs cinq enfants. Les deux familles se fréquentent, leurs bambins jouent et grandissent ensemble. Sybilla, la sœur d’Edmund, véritable garçon manqué, sait bien qu’un jour elle épousera l’un des quatre fils Rokesby. Enfin, plus précisément un des trois fils, car l’aîné, George, est un insupportable raseur. Or, le jour où Sybilla se blesse, George, seul témoin de l’accident, lui vient en aide. Et c’est ainsi qu’ une facétie du destin va être à l’origine d’une saga familiale où les deux lignées vont s’unir pour le meilleur.

Mon avis. Quelle lecture bien agréable…

J’ai regardé, comme nombre d’entre nous, La Chronique des Bridgerton et n’ai dès lors pas hésité à saisir l’opportunité de découvrir ce volume qui relate les (més)aventures des Rokesby, famille qui s’est liée précédemment aux Bridgerton.

Et ce fut un régal, si bien évidemment l’on goûte à ce genre de récit, qui n’est pas sans rappeler ceux de Jane Austen (inutile de m’incendier, ce n’est que mon avis) : le but n’est nullement de découvrir si Billie et George finiront ensemble, mais bien de savoir de quelle manière et après combien de temps…

Car d’emblée, il est (presque) évident que deux personnes qui sont l’une pour l’autre tellement insupportables apprendront à se découvrir, s’apprécier et fatalement s’aimer. CQFD.

 » – Si, finalement, Andrew ne passe pas par ici… Et qu’on s’aperçoit de ton absence… et de la mienne…

Elle leva vers lui un regard horrifié.

– Quelqu’un finira bien par se rendre compte que nous avons disparu tous les deux.

– Où veux-tu en venir ?

Elle pivota pour le regarder en face,

– Pourquoi ne supposerait-on pas que… ?

– Parce que les gens ont un cerveau, la coupa-t-il, Il ne viendrait jamais à l’idée de quiconque que je puisse être avec toi exprès. » [p. 35 – 36]

« – Et tu as une si haute opinion de tes prouesses viriles qu’à ton avis les gens vont croire que tu as réussi à me compromettre sur un toit ?

– Crois-moi, n’importe quel homme sensé saurait que tu es définitivement impossible à compromettre.

Le front plissé par la perplexité, Billie réfléchit quelques instants. La complimentait-il sur sa rectitude morale ? Puis elle comprit…

– Tu es méprisable, siffla-t-elle. » [p. 43]

C’est avec beaucoup d’étonnement que George se surprend à voir de temps à autre Billie sous un autre jour ; il en ira de même pour la jeune femme. Mais il leur faudra bien du temps avant d’oser voir en face ce que le lecteur a pressenti dès les premières pages.

« Elle sourit de nouveau, un sourire complice, et George nota – pas pour la première fois, constata-t-il avec étonnement – qu’elle était plutôt jolie. » [p. 56]

« Cela suffit pour qu’elle se sente mieux. George Rokesby s’exprimait comme un crétin pompeux. Tout redevenait normal. Ou presque normal.

Suffisamment normal. » [p. 108]

Merci aux éditions J’ai Lu pour cette délicieuse lecture ; tome 2 à suivre très prochainement.

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