Urbex sed lex, Christian Guillerme

Présentation. Contre une belle somme d’argent, quatre jeunes passionnés d’urbex sont mis au défi de passer une nuit dans un sanatorium désaffecté...

Urbex Sed Lex - Christian Guillerme - Babelio

Mon avis. Un thriller sans temps mort…

Un aveu au préalable : j’ai dû effectuer une recherche car en fait, « urbex » = késako ? Wikepédia est mon ami : « L’exploration urbaine, abrégé urbex (de l’anglais urban exploration), est une activité consistant à visiter des lieux construits et abandonnés par l’homme, mais cette pratique inclut également la visite de lieux interdits, cachés ou difficiles d’accès, tels que des tunnels de métro, des catacombes, des chantiers de constructions/rénovations et des rooftop (sommets d’immeubles, monuments…).

Le prologue donne d’emblée le ton puisqu’un homme est poursuivi dans une cimenterie apparemment désaffectée et n’a, semble-t-il, aucune chance d’échapper à ses assaillants. En fait, le « semble-t-il » n’est bien vite plus de mise.

« La chute lui semble interminable. Le tatouage en forme de hibou gravé à la base de son cou ne peut pas grand-chose contre la loi de la gravité.

Une fraction de seconde, il semble pouvoir s’en sortir si ce qui se situe en contrebas peut amortir sa chute.

Mais que peut-il bien se trouver au sol d’une cimenterie à part… du béton ? [p. 10]

Focus sur un quatuor : deux couples qui s’adonnent à l’urbex : Carine et Fabrice, Chloé et Théo. Ils ont reçu, sous la forme d’un courriel, une proposition pour le moins étrange : ils disposent de cinq jours pour accepter un défi qui leur est lancé en tant qu’urbexers, défi qui leur rapportera 32.000 euros. Fabrice « ne le sent pas » : trop beau pour être vrai. Pourtant, chacun ne peut s’empêcher d’imaginer ce qu’ils auraient l’opportunité d’entreprendre avec une telle somme. Fabrice finit par accepter l’idée lui aussi…

Aucun temps mort dans ce récit où la tension est palpable. Dès le moment où les quatre amis s’introduisent dans le sanatorium désaffecté, l’atmosphère s’épaissit et le lecteur les accompagne, impuissant, sursautant avec eux, crevant de trouille avant eux même…

« Maintenant que nous y sommes, perso, ça me fiche des frissons, c’est carrément sinistre en vrai ! Et puis ce silence, pas âme qui vive depuis notre arrivée… vraiment lugubre ! » [p. 64]

Et cela ne fait que commencer…

Le seul petit bémol selon moi : je trouve que les dialogues entre les « héros » manquent parfois de naturel, surtout avant « l’expédition ».

Un grand merci aux éditions Taurnada pour ce partenariat.

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