La Voie des Oracles, II. Enoch, Estelle Faye

Présentation. Parce qu’Aedon les poursuit sans relâche, Thya, Aylus, Enoch et le Sylvain minuscule fuient dans les terres barbares jusqu’aux confins de l’Asie.

Sur les routes, ils vont découvrir des mondes différents, colorés, fabuleux, aux magies millénaires, aux mythologies fascinantes. Un univers plus vaste et plus étrange que tout ce qu’ils auraient pu imaginer.

Leurs rares alliés sont en péril. Aedon, toujours plus menaçant et plus trouble, a conclu un pacte avec des créatures des Enfers. Pour survivre, Thya doit percer le secret des anciens Oracles, mais l’intervention d’Enoch risque de tout changer.

Car ce nouveau monde, s’il les force à se révéler, pourra aussi les perdre… 

Couverture La Voie des oracles, tome 2 : Enoch

Mon avis. Si je craignais de me perdre sur cette « voie des oracles » après avoir laissé s’écouler plus de deux ans après la lecture du premier opus, il n’en fut rien et j’ai retrouvé avec grand plaisir les protagonistes de Thya.

Le récit s’ouvre avec Aedon qui, toujours aussi « charmant » et pleutre, attend avec (grande) impatience le décès de son père ; le « destin » s’en viendra lui prêter main forte sous de « sublimes » traits « infernaux… particulièrement intéressés.

   « Il avait envie et peur à la fois de passer sous son emprise. Des deux émotions, l’envie fut la plus forte. Il se laissa entraîner. » [p. 14]

Thya, Enoch et Aylus sont en fuite, tâchant à la fois d’échapper à Aedon et de soulever un coin du voile occultant les visions de Thya, particulièrement présentes dans ses rêves, ou plus précisément ses cauchemars. Enoch, quant à lui, tente – plutôt mal que bien – de maitriser son pouvoir avec, à ses côtés, le Sylvain minuscule ; enfin, Aylus veille sur ses deux compagnons d’infortune.

   « Les brumes l’épuisaient, drainaient son énergie, à chaque invocation davantage. Pour un peu, il aurait laissé l’autre en finir avec lui, tellement il était fatigué » [p. 21]

   « – Il y a toujours un prix à payer, déclara Aylus. Pour chacune de nos visions, chaque fois que nous interrogeons l’avenir… » [p. 27]

Le récit nous emporte sur les routes de Germanie, de Constantinople, du Caucase, du « bien nommé » désert du Vide… alternant le chaud et le froid, au sens propre comme au figuré. L’aventure chemine à leurs côtés. La souffrance et la douleur aussi.

Les chapitres se focalisent tantôt sur le trio, tantôt sur un des membres du trio une fois qu’ils sont séparés, tantôt encore Aedon. Certains nouveaux personnages sont étoffés et retiennent davantage l’attention, c’est entre autres le cas des nomades Ādur et la Mère. Thya m’a cependant paru moins attachante que dans le premier tome ; elle semble « s’insensibiliser » au fil des épreuves.

J’ai à nouveau beaucoup savouré l’habile mariage entre fantasy, Histoire et mythologie ; je lirai volontiers le dernier tome quand je m’en accorderai le temps, d’autant que la fin appelle la suite.

Ce titre entre dans le challenge de La Licorne, 5.

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