Barjoland, Jean-Luc Luciani

Présentation. L’univers de Damien bascule le jour où il apprend, d’une part, que les Américains ont élu Donald Trump à la tête des États-Unis et, d’autre part, que sa mère envisage de refaire sa vie avec un psy qui anime une émission de radio destinée aux adolescents.

Entouré de ses amis proches, des lycéens connectés en permanence, il va tout faire pour tenter de discréditer le psy aux yeux de sa mère… jusqu’à commettre l’acte de trop et frôler la folie à son tour.

Mon avis. Un départ intéressant… mais une ligne d’arrivée trop proche à mon goût…

Fin 2016. Treize actes composent ce récit qui se focalise tantôt sur Damien, tantôt, dans une « moindre » mesure, sur Gallois, le professeur d’histoire-géo de l’adolescent. L’actualité « commune » à ces deux-là : l’élection de Trump à la tête des États-Unis.

Damien souffre profondément de la perte de son père, décédé depuis quelques années, alors quand il rencontre le « psy » avec lequel sa mère envisage de « faire un bout de chemin », il n’a de cesse de faire « capoter » ce « charmant projet ».

Or « si la moitié de la plus grande démocratie du monde a voté Trump, ça les dédouane pour leurs actions futures.

   Damien comprend qu’il pourra faire n’importe quoi, personne ne lui en tiendra rigueur. Quelle que soit l’action entreprise, ce ne sera que du pipi de chat en comparaison de ce qui s’était passé là-bas. » [p. 29]

CQVD : Ce Qu’il Va (s’ingénier à) Démontrer.

Quant à Monsieur Gallois, il tient (enfin) l’occasion de (tenter de) faire réfléchir ses élèves sur les implications de cette élection.

   « – Croyez-moi, jeune homme, l’élection par la plus grande démocratie au monde d’un homophobe, pro-armes, climatosceptique, misogyne, populiste et raciste, ne me donne pas vraiment envie de rire. » [p. 23]

Le retour de flamme sera à la hauteur de son indignation et du sentiment d’inutilité qui le submerge, lui qui « aurait tant aimé, pour une fois, se sentir vivant » [p. 27] : il est convoqué illico presto dans le bureau du proviseur de ce lycée privé où il est (fortement) recommandé de « rester dans les clous ».

Or « il n’est plus sûr de rien. Sauf d’une chose. Il a assez renoncé comme ça. » [p. 49]

Le cheminement de l’un et l’autre est intéressant à suivre, mais là où le bât blesse – ce n’est que mon avis -, c’est lorsque Damien « pète les plombs » : les conséquences se « déroulent » en deux coups de cuillère à pot alors que cet épisode aurait mérité, me semble-t-il, plus ample développement. J’aurais aimé également cheminer plus longtemps aux côtés du (touchant) professeur…

Merci aux éditions Le Muscadier pour ce partenariat.

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