N’éteins pas la lumière, Bernard Minier

Présentation de l’éditeur.  » Tu l’as laissée mourir… « 
Le soir de Noël, Christine Steinmeyer, animatrice radio à Toulouse, trouve dans sa boîte aux lettres le courrier d’une femme qui annonce son suicide. Elle est convaincue que le message ne lui est pas destiné. Erreur ? Canular ? Quand le lendemain, en direct, un auditeur l’accuse de n’avoir pas réagi, il n’est plus question de malentendu. Et bientôt, les insultes, les menaces, puis les incidents se multiplient, comme si quelqu’un cherchait à prendre le contrôle de son existence. Tout ce qui faisait tenir Christine debout s’effondre. Avant que l’horreur fasse irruption.
Dans les ténèbres qui s’emparent de sa vie, la seule lueur d’espoir pourrait bien venir d’un certain Martin Servaz. 

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Mon avis. Un constat s’impose : il est grand temps que je résorbe mon retard et poursuive ma découverte des « aventures » de Servaz..

J’avais été prévenue : je ne devais commencer la lecture que si je disposais de temps, car une fois le nez plongé dans cette histoire, difficile de vaquer aux (triviales) occupations quotidiennes. Je n’ai pourtant pas résisté longtemps aux sirènes « servaziennes »…

Le récit commence avec les « déboires » survenus à Christine, une animatrice radio qui reçoit une lettre ne lui étant apparemment pas destinée. Cette missive sera le point de départ d’événements plus dramatiques les uns que les autres. Commence un harcèlement en bonne et due forme : son existence vole en éclats et la jeune femme se rend compte qu’elle n’a personne vers qui se tourner pour (tenter de) garder la tête hors de l’eau.

  « Elle rêva qu’elle courait dans une forêt, poursuivie par quelque chose de terrible et de monstrueux. Elle ne savait pas ce que c’était, mais la monstruosité de la chose derrière elle ne faisait aucun doute. » [7, Vibrato]

Parallèlement, Martin Servaz, présentement en convalescence suite à une profonde dépression, reçoit un paquet contenant une clef magnétique d’hôtel, objet pour le moins banal qui va (peut-être) le sortir de sa léthargie. Et cela, même s’il est en arrêt maladie et par conséquent – théoriquement du moins – « interdit d’enquête »…

  « Derrière lui, l’adagio s’achemina en sourdine vers sa coda presque tâtonnante, lente et furtive comme le pas d’un daim dans la forêt, légère et fragile comme une fumée – et tout fut consommé. Tout sauf le silence. » [16, Récitatif]

Un roman comme je les aime : un de ceux dans lesquels on entre d’emblée dans l’histoire et qui deviennent aussitôt « tourne-pages ». Combien ai-je souffert avec Christine, me demandant jusqu’où l’auteur allait (oser) aller. Combien ai-je voulu aider Servaz dans sa quête d’indices, si ténus soient-ils. Combien ai-je été soulagée quand, enfin, s’est faite la connexion entre ces deux personnages, me disant que, peut-être, Christine allait être secourue. Mais c’eût été trop simple. Bien trop simple…

Ce titre entre dans les challenges de La Licorne, 4 et « Lire sous la contrainte » (son « è »).

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