L’œil du chaos, Jean-Marc Dhainaut

Présentation. Tandis qu’une canicule sans précédent frappe l’Europe, Théo, un jeune lycéen de 17 ans, est terrifié quand il réalise que les photos qu’il vient de faire dévoilent l’horreur et le chaos 21 jours à l’avance… […]

Couverture L'Œil du chaos

Mon avis. J’ai retrouvé avec grand plaisir la plume de l’auteur…

Plongée dans un futur proche (?) alors que l’Europe est en proie à une canicule exceptionnelle. Théo, 17 ans, féru de photographie, « bidouille » un objectif basé sur le principe du kaléidoscope. C’est alors qu’il se rend compte que les photos prises autour de lui semblent représenter les mêmes endroits quelque temps plus tard… et ce qu’il y découvre est catastrophique.

Qu’à cela ne tienne, il va prévenir proches et moins proches via les réseaux sociaux, après avoir vérifié, de diverses manières, qu’il n’a pas la berlue. Mal lui en a pris : il n’est (évidemment) pas pris au sérieux. Et pourtant…

Le récit met le doigt où cela fait mal, ou plus exactement où cela brûle car l’homme fait si peu de cas aujourd’hui de la nature qu’elle se rebelle(ra) inévitablement. Le lecteur assiste, impuissant, à cette rébellion, par l’intermédiaire de Théo qui voit s’effondrer ses repères de manière particulièrement dramatique. Un objectif : tenter de survivre alors que disparaissent progressivement technologies et humanité : « l’homme est un loup pour l’homme ».

« Des semaines de canicule, de denrées qui manquaient et d’eau rationnée avaient transformé les gens en égoïstes, comme si la nature humaine se retrouvait soudain contrôlée par le diable. » [p. 50]

« Des affrontements commencèrent entre ceux qui voulaient protéger leur voiture et leur famille et ceux qui rouaient de coups le moindre inconscient qui leur barrait la route, quel que soit son âge. » [p. 70]

Théo « tombera » sur Drazic qui, depuis longtemps déjà, a appris à survivre en forêt, à l’écart de tous.

« – Et il va se passer quoi, maintenant ?

– J’en sais rien. Pour sortir de ce merdier, on n’a plus qu’à croire au meilleur qui se trouve au fond de la pire raclure. Même le plus gros des abrutis sur terre a un jour pleuré, alors qui sait, peut-être que l’un d’eux sauvera le monde. Gardons l’espoir. »

– Garder l’espoir ? Vous me parlez d’espoir maintenant ? Espèce de gros con !

– Hé ho ! Tu te calmes ou je t’en recolle une. » [p. 75]

J’ai passé un « bon » moment en compagnie de Théo ; la réflexion relative à notre société est très pertinente et malheureusement d’actualité. Petit bémol cependant : j’ai trouvé que la dernière partie était trop peu développée dans le sens où bon nombre d’informations sur « l’après » sont relatées de telle manière que l’on a l’impression d’être passé d’un roman à une nouvelle qui devrait « ramasser » en quelques pages ce qui s’est déroulé sur plusieurs années. Ce qui n’enlève évidemment rien à la qualité du récit.

Merci aux éditions Taurnada pour ce partenariat.

Ce titre entre dans le Challenge « Un genre par mois », proposé par Iluze (ouvrage d’anticipation en juillet).

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