Polar vert, 1 : Les algues assassines, Thierry Colombié

Présentation. Une plage bretonne recouverte d’algues vertes toxiques. Un cavalier dans le coma. Et sa sœur, Klervi, qui court tout droit vers l’enfer.

Marées vertes. Trafics d’espèces protégées. Les crimes contre l’environnement sont des crimes aussi graves que les autres.

Klervi, du jour au lendemain, se retrouve au centre de l’enquête, à la fois témoin et coupable. Quel rôle va-t-elle y jouer ?

Couverture Polar vert, tome 1 : Les Algues assassines

Mon avis. Un « page turner » d’actualité…

Si la couverture – qui, soit dit en passant ne me « botte » pas – donne l’impression que le récit s’adresse avant tout à des adolescents, ce n’est pas le cas : tout un chacun peut y trouver son compte…

Klervi retrouve un « beau » jour son jumeau sur la plage : Torka, le cheval de la jeune fille – que Jezequel lui a « emprunté » sans lui en souffler mot -, est enlisé, sans vie, dans un tas d’algues puantes. Elle-même s’évanouit alors qu’elle tente désespérément de venir en aide à son frère…

Klervi est loin de se douter que sa vie vient de basculer. Irrémédiablement.

 » – Klervi, tu as été victime d’un œdème pulmonaire, probablement dû à une exposition très forte au sulfure d’hydrogène, le gaz qui se dégage des algues vertes en décomposition. Sur la plage près de chez toi. Gaz, œdème, perte de connaissance, précise-t-elle en pointant de son index mes poumons et mon front. Tu as frôlé l’arrêt cardio-respiratoire. […]

– Jezequel, dit-elle avec un sourire forcé, est dans une chambre, à côté.

– En réanimation ? Comme moi ?

– Oui, à la différence près qu’il ne s’est pas encore réveillé. » [p. 21 – 22]

 » – Car, on est bien d’accord, enchaîne le cousin, reprenant son argumentaire : pas d’agriculture intensive, d’élevages massifs de veaux, vaches, cochons, poulets, pas de déjections animales, pas de produits chimiques, donc de nitrates et d’azote qui engraissent les algues… pas de marée verte. Donc, pas d’accident. Et celui de Jezequel n’est pas le premier, loin de là. » [p. 27 – 29]

L’enquête commence et Klervi devra y prendre part, contrainte et forcée : la police soupçonne Lucas – l’amoureux de la jeune fille – et sa famille, à la tête d’un juteux trafic de civelles (alevins d’anguilles ; à lire pour s’informer) d’être partie prenante dans « l’accident ». Les échanges de messages entre Klervi et Lucas prouvent qu’elle est impliquée, à tout le moins passivement puisqu’elle a préféré fermer les yeux, connaissant pourtant « de loin » les agissements de sa « belle-famille ».

« Qui ne sait pas tout ça dans la presqu’île ? Les Royer, en tant que propriétaires des Marées de l’Atlantique, achètent et vendent des civelles de façon tout à fait légale. Une partie seulement. Car ils vont bien au-delà des quantités autorisées pour protéger la petite anguille de sa disparition. Le reste, ils le planquent dans des viviers clandestins, puis le revendent. En Espagne, on se l’arrache. Sans parler du Japon, de la Chine, alors que le commerce en dehors de l’Union européenne est totalement interdit. Des millions d’euros qui tombent dans les poches des Royer. Un bras d’honneur à l’autorité, ça fait jamais de mal. » [p. 40]

C’est ainsi que la jeune fille, devenue « indic », prendra progressivement conscience de la gravité des choses, tout en essayant de se persuader que si elle agit de la sorte, c’est pour aider Lucas à se soustraire à l’emprise familiale…

À côté des informations relatives aux crimes environnementaux perpétrés par « l’homme », dispensées « l’air de rien » par l’auteur – entre autres « spécialiste de la criminalité organisée, notamment du Milieu français et de la French Connection » (cf. son site officiel) -, le récit se lit très vite, tant l’on a envie de découvrir si Klervi va réussir à se sortir du pétrin dans lequel elle s’est engluée et, le cas échéant, de quelle manière. L’atmosphère devient de plus en plus lourde au fil des pages, au fur et à mesure que Klervi « expérimente » douloureusement son rôle de traîtresse, bientôt obligée de regarder sans cesse derrière son épaule…

Vivement la suite… d’autant que ce premier tome (il y en aura deux) se termine sur un « cliffhanger » digne de ce nom…

Grand merci aux éditions Milan pour ce partenariat.

Dans le cadre de l’Instagram Tour spécial Polar Vert : l’auteur présente son roman ; trois questions à l’auteur ; chez Azilis

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s